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    Assassinat d’Hariri : Nasrallah accuse la commission internationale d’être politisée

    Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a une fois de plus évoqué la piste israélienne, la soupçonnant d’être derrière l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, le 14 avril 2005.

    Commentant la libération des quatre hauts officiers sécuritaires libanais qui avaient fait l’objet d’accusation non étayée au lendemain de l’incident meurtrier, et l’absence d’éléments dans le dossier de l’enquête menée par la commission internationale, le commandant de la résistance libanaise a invité la famille du défunt Rafic Hariri et tous les Libanais à opérer une révision du processus qui avait été suivi par l’enquête, estimant que l’entité sioniste avait toutes les raisons pour tuer l’ancien responsable libanais.

    Par ailleurs, et toujours selon Sayed Nasrallah, « Le fait que la libération des 4 officiers ait tardé quatre ans, alors qu’ils auraient du être libérés dès que les témoins se sont avérés faux, est la preuve irréfutable que la commission d’enquête était politisée ».

    Sayed Nasrallah s’était également prononcé sur la crise entre le Hezbollah et l’Egypte, accusant le régime égyptien d’avoir mené une campagne médiatique et politique contre le Hezbollah pour rien, car elle n’a nullement entaché la résistance.

    Selon lui, cette campagne au niveau régionale fait partie d’une campagne plus large qui a pour objectif de décrédibiliser le Hezbollah, parce que c’est un parti qui lutte contre le projet américano-israélien dans la région et parce qu’il soutient la résistance.

    Idées principales du discours

    Je voudrais d’abord m’adresser aux travailleurs à l’occasion de leur jour de fête. Je leur adresse mes félicitations en priant Dieu à cette occasion pour que les syndicats et les gouvernements parviennent à rendre justice à cette catégorie et à répondre à leurs revendications. Sachant qu’ils ont le statut des moudjahidines : « celui qui travaille pour nourrir ses enfants est à l’instar du combattant sur la voie de Dieu » cite le dicton prophétique.

    Le premier titre que je vais aborder est la crise entre l’Egypte et le Hezbollah.

    Vous savez cela fait trois semaines qu’elle a éclaté, avec les accusations proférées par le procureur général contre l’un de nos frère, accusation suivie d’une campagne politique et médiatique égyptienne voire d’en dehors de l’Egypte.

    J’ai déjà commenté ce sujet et nous au Hezbollah nous sommes contentés de ce que j’ai dit, évitant d’entrer dans une bataille médiatique contre l’Égypte.

    Donc nous sommes face à une guerre médiatique unilatérale menée par une seule partie... Or, si les accusations étaient réelles, les meneurs de cette campagne n’auraient pas besoin d’elle, ni des propos injurieux et grossiers qui ont proférés par de grands journalistes et hommes politiques.

    Alors qu’ils avaient dit que l’affaire était juridique, pourquoi tous ces efforts médiatiques ??

    D’un autre point de vue, à quoi aurait servi cette campagne ?? Qu’a-t-elle réalisé ?? Elle a été l’occasion d’exprimer la colère, de se désemballer, sinon, elle n’a aucun résultat politique.

    Est-ce que le régime est parvenu à persuader le peuple égyptien en particulier, et arabe en général, de l’image qu’il a voulu présenter du Hezbollah ?? Nullement.

    Je lui conseille d’aller consulter les sondages effectués par des organismes impartiaux pour voir le résultat, il saura qu’ils n’ont pas été convaincants ni pour les Egyptiens, ni avec les Arabes.

    Est-ce que l’arrestation de Sami Shéhab l’a tranquillisé ?? Est-ce qu’elle lui a permis de restituer sa position régionale et internationale ?? Nullement.

    Est ce qu’il a pu porter atteinte à l’image du Hezbollah ?? Nullement.

    Est-ce qu’il va pouvoir influencer le cours des élections législatives prochaines ?? Nullement.

    Il n’y a aucun résultat, aucune réalisation à cette campagne.

    Dès le début nous avons dit que nous ne mènerons pas de contre campagne médiatique... et c’est ce que nous avons fait...

    Dernièrement, j’ai entendu les menaces du président égyptien Hosni Moubarak qui a mis en gardecontre le courroux de l’Egypte. On aurait voulu entendre ces paroles alors que la machine de guerre israélienne s’abattait sur la Bande de Gaza et massacrait les enfants et les civils et détruisait tout sur son chemin...

    Bref, nous n’avons formé aucun organisme en Égypte, et nous n’agissons pas en vue de menacer son régime ; tout ce que nous faisons est de soutenir nos frères palestiniens...

    Plusieurs Etats et partis ont appelé à résoudre cette question avec raison et dans le calme ; nous espérons que ces efforts aboutiront...

    Je tiens à remercier tous ceux qui nous ont soutenus et défendus avec courage et surtout ceux qui nous ont défendus de l’intérieur de l’Égypte...

    Nous les remercions tous ; c’est une position en faveur de la vérité, de la nation et de sa conscience ; c’est une position pour Dieu et l’histoire et elle fait parie de la bataille réelle menée depuis de dizaines d’années.

    Je voudrais dire aux responsables égyptiens que par votre campagne, vous nous avez rendu un grand service. Vous ne savez pas comment. Je ne le dirai pas aujourd’hui, mais vous le saurez certainement un jour...

    Il est à remarquer la position du secrétaire général des nations Unies Ban Ki Mon qui a dit être effaré que le Hezbollah ait reconnu qu’il apporte son soutien aux milices à partir des territoires égyptiens.

    Nous remarquons à cet égard qu’il n’a pas tenu ce genre de propos quand les Palestiniens de la Bande de Gaza étaient sous les feux israéliens...

    Sur le dossier libanais, il parle du Hezbollah avec un ton dénonciateur et accusateur, mais il n’en est pas de même quand il parle des réseaux d’espions pour le compte d’Israël qui ont été dévoilés au Liban ; il dit et je cite : « Si cela s’avère juste, ceci constitue une violation de la souveraineté libanaise ».

    Nous remarquons qu’il a adopté une position concernant notre affaire avec l’Égypte, et aucune sur les réseaux d’espionnage. Il a même essayé d’évoquer le réseau de télécommunication et suscitant les craintes une fois de plus.

    Ban Ki Mon voudrait creuser un fossé entre le Hezbollah et l’organisation internationale, pour qu’il entre en conflit avec elle et avec toute la région ce qui est inadéquat.

    En plus de la campagne égyptienne, il y en a une dans le monde. Celle qui accuse le Hezbollah d’être impliqué dans le trafic de drogue et autres...

    C’est normal, en raison de l’importance de notre cause. C’est dans ce contexte que survient le rapport américain qui accuse le Hezbollah de soutenir le terrorisme ; le but est de donner l’image d’un parti mafieux, maléfique, odieux, malhonnête...

    Leur problème avec nous est que notre résistance est efficace et victorieuse.

    Leur problème avec nous est que nous refusons le projet sioniste et de reconnaître Israël que nous considérons comme étant un Etat usurpateur d’un autre Etat.

    Si nous n’étions pas ainsi nous ne serions plus accusés de terrorisme et il nous serait même permis de garder notre armement, voire même de l’utiliser vers l’intérieure.

    C’est normal, cela fait partie de la bataille. Pour ceux qui mènent des campagnes contre nous, je leur dis que vous êtes en train de gaspiller votre argent pour rien ; elle n’aura aucun impact sur notre position, sur notre volonté et notre combativité.

    Vous avez l’exemple de la guerre de juillet.

    Nous étions tous sous les feux des bombardements et des critiques en même temps, on nous tuait, et on nous accusait, nos familles étaient dispersées... mais ceci ne nous a pas ébranlés, et n’a nullement ébranlé notre foi et notre attachement à notre cause.

    Sachez que rien n’ébranlera notre volonté et notre foi.

    Deuxièmement, je voudrais adresser aux quatre officiers et à leurs familles mes félicitations pour leur libération...

    Je vais parler de ce dossier avec rationalité vu que ce sujet est le plus important de notre époque voire le plus dangereux.

    Après l’assassinat du martyr Rafic Hariri en février 2005 tous les Libanais étaient unanimes pour le condamner, exiger la vérité et l’ouverture d’une enquête pour savoir la vérité et pour punir les auteurs.

    Cette question n’a jamais été un point de divergence entre les libanais... Si cette unanimité avait été préservée nous aurions accordé le plus grand service à cette affaire.

    Mais les Libanais s’étaient divisés sur l’exploitation politique de cet assassinat.

    Dès le martyre de Rafic Hariri, une partie des Libanais a voulu accuser la Syrie, ses alliés et les membres du gouvernement qui était en place, qui ont tous été condamnés et punis.

    Pendant le scrutin électoral qui s’en est suivi, ils ont demandé aux électeurs libanais de punir les assassins des Rafic Hariri, et ils ont fondé toutes leurs structures politiques à la base de cette accusation...

    Ils sont pris cette orientation politique, et ont exigé de même de notre part, avec l’accord quadripartite.

    Ceci aurait pu provoquer une guerre civile, voire régionale dans la région. Mais cette occasion a heureusement été manquée grâce à la position du président syrien Bachar el-Assad qui a décidé de retirer ses forces.

    Une autre partie des Libanais a voulu que toutes les éventualités soient prises en considération, loin des considération politiques...

    Cette partie qui a refusé ces options a été accusée de tous les mots, qu’elle soutient les criminels. Pourtant je l’avais dit à plusieurs reprises à la télévision, et directement à Saad Hariri que si l’enquête conclut que c’est la Syrie qui est responsable du crime, "Nous serons disposés à être à tes cotés..."

    Finalement, toute cette exploitation politique de l’assassinat a diverti l’affaire.

    Nous voulions une enquête libanaise supervisée par la juridiction libanaise... Ils avaient dit alors que la justice libanaise est faible pour une question aussi importante.

    Nous avions proposé une enquête libano saoudienne, tout le monde au Liban a accepté, à l’exception de l’Arabie Saoudite qui a refusé.

    Nous avions suggéré une enquête arabe, elle s’est avérée impossible.

    Eux, ils ont voulu une enquête internationale, nous avions nos soupçons au début et puis nous avons accepté par respect pour la famille du martyr mais nous somme restés aux aguets. Plusieurs commissaires se sont succédés : le premier était Detlev Mehlis, puis il y a eu Serge Brammertz, et enfin Daniel Bellemare. ...

    Nous étions surpris par les décisions qui ont été prises, mais nous avons voulu attendre les conclusions, pour savoir sur quoi la commission d’enquête a étayé ses conclusions : sur les témoignages d’un certain Zouheir Siddik, qui s’est avéré être malhonnête et menteur, et puis il a disparu.

    Or, si cette commission internationale était loin de la politisation, les 4 officiers auraient du être libérés lors de la découverte que Siddik est menteur.

    Ça c’est l’honnêteté et la justice, et non en préservant incarcérés les 4 officiers durant 4 ans, injustement...

    Ils n’ont pas été libérés parce que leur relâchement aurait dû avoir des répercussions sur l’autre projet prévu pour la région.

    Ils n’ont pas été relâchés pour des raisons purement politiques.

    Sur qui incombe la responsabilité de cette arrestation politique : les leaders du 14 mars durant les 3 années et 8 mois derniers n’ont cessé de répéter que l’arrestation des quatre officiers et leur emprisonnement ont été ordonnés par la commission internationale, c’est ce qu’a dit Samir Geagea, le chef des Forces libanaises.

    La décision de leur relâchement retardé est la preuve que cette commission était politique est malhonnête et qu’elle n’est pas soumise aux critères véridiques.

    Toutes les considérations qui l’ont motivée étaient purement politiques.

    Ils avancent maintenant que le relâchement est la preuve de l’honnêteté du tribunal international. Nous disons que le fait de les avoir aussi longtemps séquestrés est la preuve de sa malhonnêteté.

    Or une question s’impose, pourquoi ont-ils été relâchés, après près de 4 ans ?

    Durant cette longue durée..., il y a eu la disparition du témoin roi, il y a ceux qui ont reconnu avoir menti et avoir fabriqué des témoignages, il y a ceux qui ont été libérés... un scandale juridique se profilait et qui était sur le point d’éclater...

    La formation du tribunal nécessite de trancher la situation des arrêtés parce que le dossier s’est avéré vide et inventé de toutes pièces.

    Bien sûr, ce qui a contribué aussi sont les efforts des officiers, ceux de leur familles de leurs avocats et équipes de défense de par le monde et des forces politiques locales et internationales.

    Il fallait donc en finir avec ce scandale créé par la commission Les premier et second chefs de cette commission, Detlev Mehlis et Serge Bramerz sont complices. Quant à Bellemare, il y en a 3 : il y a le chef de la commission qui est complice ; le deuxième est celui qui a conseillé la libération des 4 officiers ; et maintenant, il y a le troisième, Bellemare, que nous attendons : serait-il à l’instar du premier ou du deuxième ??

    Comment va-t-il se comporter durant l’étape prochaine, et quel parcours va-t-il adopter avec les témoignages et les données qu’il a entre les mains.

    Comment va -t-il -se comporter avec les mêmes accusations sans preuves, à la base de faux témoins...

    Ses oreilles vont-elles rester ouvertes à ceux qui ont fabriqué (le faux témoin) Siddik ??

    Ou alors va-t-il leur demander des comptes parce qu’ils ont trompé l’enquête ??

    Les informations en notre possession nous rapportent que ces oreilles resteront ouvertes à ce genre de gens, et qu’il y a des personnes en Hollande qui se préparent pour cette mission...

    J’espère que personne ne va nous demander cette fois-ci d’accepter tout ce qui provient de la commission internationale et du tribunal international sans broncher...

    Nous n’accepterons plus de rester ainsi à regarder sans rien faire, de peur d’être accusés de saborder l’enquête, surtout après l’injustice subie par les quatre officiers ainsi que par l’affaire même de l’assassinat du martyr Hariri.

    Nous sommes face à une nouvelle phase, le tribunal spécial pour le Liban devrait prouver qu’il est scientifique, objectif et non politisé...

    Après la libération, (l’ancien greffier) Daniel Vincent est sorti dire qu’il n’y a pas actuellement d’accusés. C’est-à-dire que c’est le retour à la case départ. Nous devrions procéder à une nouvelle approche pour parvenir à la vérité, et devons restituer l’unanimité qui régnait après l’attentat.

    Mails faudrait surtout demander des compte aux témoins mensongers de la part du tribunal international ou de la part de la juridiction libanaise. Et ce pour fermer la porte à ce genre de faux témoins qui trompent l’enquête et nous font perdre de longues années, et savoir pourquoi ils ont fait ceci.

    Mon conseil à la famille Hariri, aux libanais et à tous ceux qui ont sympathisé de par le monde avec l’affaire d’ouvrir la piste israélienne. Le dossier de la commission est actuellement vide parce qu’elle a choisi la mauvaise direction...

    En plus avec la découverte des réseaux d’espions pour le compte d’Israël, dont l’un d’entre eux, Ahmad Rafe’ a avoué avoir eu comme mission il y a plus de quatre ans de déposer de grands sacs en plastique rempli de produits explosifs dans des dépôts dont les Israéliens lui désignaient l’adresse, assurant que quand il revenait en déposer d’autres, ces sacs avaient disparu.

    Il se peut très bien que les Israéliens aient été derrière cet assassinat, et qu’ils aient de la sorte voulu accumuler les 2 000 kilos de produits explosifs nécessaires à l’assassinat du martyr Rafic Hariri. Ils avaient toutes les raisons de le faire.

    Surtout maintenant, nous avons de nouveaux éléments. Et selon les informations recueillies par les services de renseignements libanais, après la découverte de plusieurs réseaux, les Israéliens disposent de nouveaux moyens technologiques très perfectionnés. La piste israélienne est plus plausible que jamais.

    Finalement, je compatis avec les sentiments contradictoires des Libanais le jour de la libération des quatre officiers, mais il était nécessaire de fêter cette libération pour l’injustice qu’ils ont subie...

    C’est une phase dangereuse qui a été traversée, et il fallait fêter son dénouement. En revanche, cet évènement n’est pas un règlement de compte électoral, ni le sujet d’une provocation... Il faut revenir à l’unanimité qui avait régné avant pour parvenir à la vérité et mettre le Liban sur la bonne voie...

    (FIN)

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    Dernière mise à jour : 01/08/2014 - Nombre visiteurs : 5949071
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