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    S’opposer à la violence israélienne ne signifie pas être antisémite

    Les Suédois qui manifestent contre les attaques israéliennes ne sont pas antisémites. Les insulter revient à essayer de faire taire les critiques envers la politique israélienne explique Alaa Kullab, un Palestinien vivant à Stockholm.

    Dans un article publié cette semaine dans « The Local », le journaliste israélien David Stavrou estime que les critiques suédoises sur les actions israéliennes à Gaza ont tourné à l’antisémitisme. Il prétend que les politiciens et les manifestants qui se sont rassemblés au centre de Stockholm ne comprennent pas les réalités du Moyen Orient.

    C’est facile de lancer des accusations d’antisémitisme. Mais pourquoi les gens de par le monde quand ils voient ce qui se passe sur leurs écrans de TV doivent-ils être des professeurs de science politique avant de sortir et manifester contre les tueries de civils ?

    Soyons clairs : la haine et l’agitation ne doivent pas être tolérées mais les gens doivent aussi être conscients de la façon avec laquelle ils décrivent les événements au Moyen Orient. La déclaration suivante dans l’article de Stavrou peut être considérée comme une forme d’agitation : « Les Suédois, en tant qu’amoureux de la paix et de la liberté, seraient sages d’encourager ceux qui combattent les forces du mal à des milliers de kilomètres de là ou ils risquent de les retrouver dans leur arrière-cour....s’ils ne sont pas déjà là ».

    Les accusations d’antisémitisme sont l’outil utilisé pour réduire au silence toute personne qui critique la politique israélienne. Mais une personne qui critiquerait la politique de l’Iran serait-elle accusée d’être antimusulmane ou anti-persane ? Les critiques du gouvernement chinois sont-elles décrites comme antichinoises ? Devient-on anti-arabe quand on condamne le gouvernement d’Arabie Saoudite ? Les agressions, l’occupation militaire et les violations des droits humains et politiques ne devraient certainement pas échapper à la critique.

    L’article de Stavrou prétend également « qu’il n’y a pas d’occupation israélienne à Gaza ». Ceci est techniquement vrai : il n’y a pas de forces israéliennes à l’intérieur de Gaza, mais c’est ignorer la réalité au sens large. Israël contrôle l’espace aérien, la côte maritime et les frontières terrestres ; les habitants de Gaza sont des prisonniers. Sans doute ont-ils une autonomie interne, mais ils ne sont pas libres.

    Depuis juin 2006, les Palestiniens paient un prix social inimaginable car ils sont punis collectivement pour avoir élu le Hamas en tant que gouvernement. Et ce, malgré le fait que les observateurs occidentaux aient déclaré que les élections étaient libres et démocratiques.

    Depuis que le Hamas est au pouvoir, Gaza est totalement fermé et personne n’a le droit d’y entrer ou d’en sortir pour quelque raison que ce soit. Les habitants de Gaza ont été mis selon Dov Weisglass (un conseiller d’Ehud Olmert) au « régime ». Il a été cité dans The Observer disant « qu’ils resteront minces mais ne mourront pas de faim ».

    Les gens n’ont pu survivre que grâce aux tunnels par lesquels passent des contrebandes de nourriture et de marchandises en provenance d’Egypte. Le blocus illégal a été renforcé pour que Gaza reste assiégée : la faim, l’humiliation, les maladies et le risque d’assassinats ciblés. Cet endroit a été transformé en une prison à ciel ouvert. A peine suffisamment de nourriture et de combustibles ont eu le droit d’entrer à Gaza pour empêcher des maladies de masse et la mort.

    Richard Falk, le rapporteur spécial des Nations unies pour les Droits Humains dans les territoires palestiniens occupés, dit que le blocus a soumis « toute une communauté humaine à des conditions de cruauté extrême de mise en danger de la vie ». Falk l’a appelé « un holocauste en marche » et il a fait appel aux gouvernements mondiaux et à l’opinion publique internationale « à agir rapidement et empêcher ces tendances actuelles génocidaires de devenir une tragédie collective ». On peut être d’accord ou en désaccord, mais on ne peut pas classifier cela comme étant de l’antisémitisme. De plus Richard Falk est juif.

    Oublions pour un moment Gaza et assumons (puisque Gaza est dirigé par le Hamas) que les habitants méritent ce qui leur arrive.

    Parlons plutôt de la Cisjordanie gouvernée (du moins théoriquement) par Mahmoud Abbas, « l’homme de Paix ». Le fait crucial dont il faut se souvenir c’est que toute la Cisjordanie a été sous règne militaire depuis près de 42 ans ; 40% de son territoire est occupé par des colonies illégales qui y sont construites depuis les années 70 (avant même que le Hamas n’existe) et presque 600 barrages routiers séparent les villes et les villages les uns des autres.

    De plus, les habitants de Cisjordanie sont soumis à des invasions militaires quotidiennes dans leurs communes et au kidnapping de civils. Les actions israéliennes en Cisjordanie violent plus de 60 résolutions des Nations Unies sans parler de la Convention de Genève qui exige que la puissance occupante respecte les droits humains des personnes occupées. Et pourtant, certains prétendent encore que le conflit se déroule entre Israël et les « extrémistes ».

    Certaines personnes avancent un argument manipulateur sur le conflit du Moyen Orient en le décrivant comme un conflit entre « modérés » et « extrémistes ». Et beaucoup prétendent que ce conflit est d’une manière ou d’une autre lié aux attaques du 11 septembre 2001.

    Mais cette idée est historiquement fausse. Le conflit a commencé bien avant la création du Hamas, du Hezbollah ou du Fatah. C’est un conflit politique entre le peuple de Palestine et le mouvement sioniste (par la suite Israël). C’est un conflit qui a conduit après la guerre de 1948 à l’expulsion d’environ 800.000 Palestiniens (sur les 1.500.000 personnes de l’époque) à Gaza, en Cisjordanie et dans les pays arabes voisins. Quelques 531 villages et 11 villes palestiniens ont été détruits. Tout cela est très bien documenté dans un livre écrit par le célèbre professeur israélien de l’université de Haïfa, Ilan Pappe.

    Le processus a commencé officiellement en 1897 avec la première convention sioniste en Suisse, convention durant laquelle certains groupes juifs européens ont décidé de créer un état juif. A cette même époque, le même conflit aurait pu débuter dans l’une des nombreuses différentes régions ; la Palestine n’était que l’un des pays candidats avec l’Ouganda et une partie de l’Argentine. Mais c’est lors de la deuxième convention sioniste de 1901 qu’il a été décidé que le « conflit » aurait lieu en Palestine.

    Pour ceux qui caractérisent ce conflit comme étant une lutte entre les modérés israéliens et les fondamentalistes palestiniens, il vaut se souvenir de ceci : il y a plus de 80 ans, il existait un pays qui s’appelait la Palestine ; ses habitants étaient musulmans, chrétiens, druzes avec quelques petites communautés arméniennes, marocaines ainsi qu’entre autres, des ecclésiastes grecques : ils étaient tous Palestiniens. Il n’y avait pas de frontières, pas de murs et pas de victimes. A ceux qui défendent encore tout ce conflit, l’occupation et la confiscation de territoires dans le but de garder ce pays « juif », je demande : cela n’est-il pas du fondamentalisme religieux ?

    Les attaques comme celles sur le centre juif de Helsingborg et le cimetière juif de Malmö (ainsi que les attaques similaires contre des centres, des mosquées et des cimetières musulmans) doivent être condamnées. Mais ces actes ne doivent pas être utilisés pour réduire au silence ou pour discréditer les personnes qui s’opposent et manifestent contre les violations des droits humains où que ce soit dans le monde, surtout si ces violations sont commises par des états qui se déclarent démocratiques.

    * Alaa Kullab étudie pour son doctorat en philosophie à Stockholm. Il est un Palestinien de Gaza.

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    Dernière mise à jour : 01/08/2014 - Nombre visiteurs : 5432582
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