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    L’ONU identifie 112 sociétés ayant des activités dans les colonies israéliennes

    Airbnb, Expedia ou encore Booking.com font partie des entreprises citées dans cette liste dressée par les Nations unies et sans conséquence légale immédiate.

    Il aura fallu trois ans, de multiples reports et une mobilisation active de la société civile et de coalitions d’Etats membres pour que les Nations unies (ONU) se résolvent à publier, mercredi 12 février, la liste des 112 entreprises qui continuent de commercer illégalement avec les colonies israéliennes en Cisjordanie.

    Cette publication – qui intervient dans un contexte sensible, deux semaines après la présentation du plan de paix du président américain, Donald Trump, qui prône l’annexion de ces territoires par Israël – a pris de court les organisations de défense des droits de l’homme.

    C’est par un simple communiqué que le bureau de la haut-commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a rendu publics les noms des entreprises épinglées par l’ONU. Parmi elles, des sociétés de transports comme la firme française Alstom – qui avait répondu à un appel d’offres pour le tramway de Jérusalem avant d’y renoncer – ou encore de célèbres sites de location ou de tourisme installés aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas tels que Airbnb, Opodo, Expedia ou encore Booking.com.

    Mais la majorité de ces entreprises (94) sont israéliennes : ce sont des cafés, des stations-service, des banques… Elles commercent sans s’en cacher sur le territoire de l’Etat hébreu comme dans les colonies. Elles sont surtout déployées dans les colonies les plus proches du territoire israélien, notamment les banlieues de Jérusalem, dont certaines ont été, au fil des décennies, intégrées au tissu urbain de la partie israélienne de la ville.

    La crainte de futurs boycotts

    Cela explique en partie l’effet de choc que ce rappel au droit international a suscité en Israël, et le réflexe quasi unanime de condamnation qui l’a suivi. De la part du gouvernement d’abord, dont la majorité parlementaire a multiplié, depuis 2015, les projets de loi à la Knesset visant à légiférer sur les colonies, brouillant la distinction entre le droit israélien et le régime d’occupation militaire qui y demeure en vigueur depuis 1967, notamment dans le domaine économique.

    Le chef de l’opposition de centre droit, l’ex-chef d’état-major Benny Gantz, a lui aussi critiqué la publication de l’ONU, dénonçant « une journée noire pour les droits de l’homme », tout comme le parti de gauche Meretz. Le président Reuven Rivlin lui-même est allé jusqu’à évoquer « une initiative honteuse qui rappelle des périodes noires de notre histoire ».

    Article réservé à nos abonnés - Lire aussi : A l’ONU, Mahmoud Abbas réclame une nouvelle médiation internationale

    L’ONU avait pourtant pris soin de déminer autant que possible la sortie de ce rapport explosif en soulignant que cette liste « ne constitue pas, et n’entend pas constituer un processus judiciaire ou quasi judiciaire » alors que les Israéliens craignent qu’elle ne serve de base à de futurs boycotts. Mais des risques de retombées économiques indirectes existent pour ces entreprises, y compris pour les sociétés israéliennes, notamment pour leur financement à l’étranger.

    « Les entreprises listées sont maintenant formellement connectées aux colonies, qui, selon le droit international, sont illégales. Certaines compagnies israéliennes ont eu des difficultés par le passé à obtenir un prêt, après la simple mention par la presse, non confirmée, que leur nom figurait dans la liste », notait mercredi Ofer Zalzberg, analyste à l’International Crisis Group.

    « Primauté au droit international »

    La société Airbnb – qui proposait deux cents locations dans les colonies – avait quant à elle décidé de suspendre son offre avant de faire marche arrière sous la pression d’organisations juives américaines qui l’ont accusée de « discrimination religieuse » devant un tribunal fédéral aux Etats-Unis.

    Pour les organisations de défense des droits de l’homme, cette publication, qui a suscité tant d’atermoiements au plus haut niveau – le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avait été accusé de repousser sa sortie alors que Washington mettait son financement à l’ONU dans la balance – est salutaire.

    « Cela montre l’indépendance de la haut-commissaire et du conseil des droits de l’homme », salue John Fisher, de l’organisation Human Rights Watch. La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) voudrait, pour sa part, y lire « un rappel ferme aux Américains que les Nations unies accordent la primauté au droit international pour ne pas créer de précédent ».

    Révisée annuellement, cette liste pourra évoluer. « Nous allons maintenant lancer de nouvelles campagnes pour que ces entreprises agissent en conformité avec le droit international », souligne Nada Awad, de l’Institut du Caire pour l’étude des droits de l’homme.

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    Dernière mise à jour : 01/08/2014 - Nombre visiteurs : 5090729
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