Question n° 32

D'après les événements terroristes du 11 septembre 2001, comment peut-on juger Oussama Ben Laden ? Je ne dis pas que ce n’est pas un musulman et d'ailleurs je suis très mal placé pour le juger.
Vous avez apporté la réponse à votre question en affirmant que personne ne peut juger quelqu'un sur sa foi surtout que sur le plan spirituel seul Dieu est vraiment capable de le faire en Sa qualité de grand Justicier.

Sur le plan des « actes » et concernant Oussama bin Laden et son « supposé » rapport avec l’ événement du 11 septembre 2001, nous ne disposons pas actuellement du recul nécessaire pour nous prononcer sur la question des responsables de ces affreux attentats qui sont condamnables sous tous les rapports. Il existe actuellement plusieurs études et ouvrages révélant que l'enquête officielle effectuée par le département américain des affaires intérieures sur le 11 Septembre qui soi disant pointe la responsabilité des « islamistes » recèle de multitudes zones d'ombres qui n'ont pas encore été élucidées jusqu'à nos jours (Se référer notamment à l’ouvrage de M. T. Meyssan parut en 2002 « L’effroyable imposture », au documentaire « ZERO Enquête sur le 11 Septembre » de M. Giulietto CHIESA parut en 2008 et autres études effectuées à ce sujet qui sont répertoriées sur le site web : http://www.reopen911.info/)

D'un point de vue juridique et moral, si la recherche de la responsabilité criminelle d'une personne ou d'une organisation consiste dans le fait d'amasser des preuves suffisantes à son encontre pour établir son implication et sa culpabilité délictuelle sur un « fait », nous pouvons dire que nous sommes encore loin pénalement de prouver que Al Qaida est réellement le seul responsable des attentats du 11 septembre 2001 aux E.U.

Nul doute que le fanatisme existe en islam, comme il existe dans d'autres religions. Nul doute aussi que ce dernier ait été instrumentalisé au cours de l'histoire pour asservir des intérêts ethniques, idéologiques ou politiques. Cependant, que n'importe quel extrémisme religieux dans l'état actuel du monde ait les moyens de ses ambitions en tant que groupe militaire redoutable ou structure politique « influente » et entièrement « libre agissante », sans avoir l'aval d'autres puissances ou sans que ses intérêts ne convergent avec ceux d'autres groupes qui sont eux plus subtils et ambitieux quant à leurs intentions, nous semble très peu crédible comme hypothèse officielle. Autrement dit, le maintien du fondamentalisme religieux par les E.U. dans certaines régions du monde est devenu de nos jours le leitmotiv principal pour continuer la sauvegarde des intérêts stratégiques de certains pays occidentaux au Moyen-Orient. Il justifie à lui seul toutes les politiques étrangères que l'Occident mène depuis 2001 en terre d'islam au nom de la soi-disant « lutte contre le terrorisme ».

L'histoire contemporaine regorge de manipulations et d'événements qu'il convient de prendre toujours avec précaution pour la simple et bonne raison que leur conception et présentation « manichéenne » et « fragmentaire » par les médias d'aujourd'hui, surtout « télévisuels » est de telle sorte que le téléspectateur les interprète toujours sans le moindre recul nécessaire. D'autant plus qu'ils sont souvent livrés sur le ton du « drame » ou de l'« émotionnel ». Et l'on sait maintenant que l'émotion est un pur produit du « sentiment », que ce dernier borgne facilement l'horizon intellectuel de l'homme et l'empêche face à un événement d'avoir une réflexion « saine » et équilibrée.

Ce qu'il est important de retenir ici, est que la vérité parfois se situe aux antipodes de tout ce que peuvent laisser croire les apparences. Et ce n'est sûrement pas l'agitation médiatique et toute sorte de propagande « pro guerrière » ou « antireligieuse » qui se cache derrière certaines « méthodes journalistiques » qui nous feront dire le contraire.

N’est-il pas vrai aussi que « l’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs » ? En partant de cette simple réflexion, il est logique d'avoir un « doute voltairien » ou de déduire aisément qu'il existe une grande différence entre ce que le monde moderne appelle communément l'« Histoire officielle » qui n'est qu'un « angle de vue », (de ce que l'on a compris ou de ce que l'on veut faire comprendre sur un événement déterminé), et la stricte vérité dans toute sa transcendance. De ce fait nous avons de multiples raisons de n'être que trop d'accord avec ceux qui pensent que si les événements historiques venaient à éclater au grand jour tel qu'ils ont eu lieu réellement : « presque toute l'histoire serait à refaire sur des bases entièrement différentes, mais, malheureusement, trop d'intérêts sont en jeu pour que ceux qui voudront le tenter n'aient pas à vaincre de redoutables résistances. »

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