Le mariage prend une place importante dans la vie du croyant. Ainsi, de nombreux versets coraniques décrivent les droits et devoirs incombant aux différents membres du couple. Enfin, le prophète de Dieu (PBSL) a rappelé dans un de ses hadiths qu'un musulman n'est pas complet tant qu'il n'est pas marié.
Avant l'Islam, la femme Arabe était considérée comme un objet, ou pire encore. La polygamie atteignait un tel niveau que certains hommes pouvaient avoir 10 ou même 20 femmes sous leur toit. Ceci était avant tout lié au nomadisme des tribus Arabes et au fait que la femme n'avait aucun statut défini dans la société
Il faut également prendre en compte le fait que les conditions de vie de l'époque étaient très dures, et qu'une femme seule ne pouvait subvenir à ses besoins. La femme n'avait d'ailleurs pas le droit de propriété, et ne pouvait donc posséder ni biens personnels, ni biens immobiliers.
A la venue de l'Islam, le statut de la femme est bouleversé. En effet, Dieu révèle à travers le Coran, comment préserver la femme de toutes les perversions qui ont été commises à son égard, en fixant de nouvelles normes pour le mariage.
Ainsi, les premiers commandements divins sont l'interdiction des mariages consanguins avec des membres de la famille proche et l'opposition à la prostitution. Ensuite, le mariage rend obligatoire le paiement d'une dot de la part du mari (la Douaire), qui rejoint ainsi le patrimoine personnel de la femme, et la femme hérite d'une partie des biens de l'époux au décès de ce dernier.
La polygamie est limitée à quatre femmes, et ceci pour deux raisons.
Il s'agit donc de limiter avant tout les abus, tout en permettant un glissement progressif vers la monogamie, qui est le fait de 90 % des couples en terre d'Islam.
Ensuite, avec l'arrivée de l'Islam, la femme bénéficie du droit de divorce et l'homme a "l'obligation" de subvenir à ces besoins, c'est uniquement pour cette raison que l'homme avait le droit, s'il craignait de voir sa femme commettre l'acte d'adultère ou tout autre acte répréhensible par Dieu, de ne plus dormir avec elle, de ne plus avoir de relations sexuelles ou pour régler définitivement le conflit de divorcer d’elle, suivant les recommandations du prophète Muhammad (PBSL). Pour ceux qui souhaitent « corriger » leurs épouses dans les cas extrêmes, il convient de rappeler se célèbre hadith du prophète (PBSL) : « Le meilleurs d’entre vous et le meilleur avec sa femme » .
Enfin, la femme est libre de travailler, et peut utiliser librement son argent, sur lequel le mari n'a aucun droit, ce dernier faisant parti intégral du patrimoine personnel de l'épouse. A contrario, la femme à elle bien un droit sur le patrimoine du mari.
Les pratiques pouvant varier d'un pays à l'autre, avec les problèmes et les abus que l'on connaît (comme le mariage forcé), nous ne parlerons ici que du mariage tel qu’il est pratiqué dans les pays musulmans dit "modéré". C'est d'ailleurs cette pratique du mariage qui était en vigueur pendant les premiers siècles de l'Hégire.
L'homme et la femme décidant de se marier, expriment leur voeu de s'unir devant les parents des mariés et au moins deux témoins. En cas de décès des parents de l'un des mariés, un représentant sera choisi pour l'un des futurs époux. La rencontre d'un imam un mois avant la cérémonie est commun, mais n'est pas obligatoire.
Le lieu de célébration du mariage est libre : la mosquée, la mairie, au domicile de l'un des futurs mariés et, pratiqué le plus souvent, dans le domicile de l'un des parents.
Le montant de la dot ayant été fixé au préalable, le montant de cette dernière sera évoqué lors de la prononciation des voeux, afin que le marie témoigne de l'affection qu'il porte à sa femme par le présent dont il lui fait l'avance. Il témoigne également de son engagement perpétuel à ses côtés. La Douaire représente également l'engagement matériel du mari à l'égard de sa femme pendant toute leur vie commune. Il est a signalé ici que la dot ne doit pas représenter un fardeau pour l’homme comme c’est le cas dans certains pays du Maghreb ou la coutume prend le pas sur la religion, tirant le prix de la dot vers le haut pour atteindre des sommes astronomiques.
Enfin, le responsable de la mariée (généralement le père de cette dernière), procède à l'union en rappelant à chacun leur engagement mutuel à respecter les différentes clauses du contrat de mariage. Sinon, il est également possible que l'homme et la femme formulent directement leurs voeux, avec l'accord du responsable de la mariée.