Les plus grands artistes musulmans

Les plus grands artistes musulmans

La richesse de l’art islamique est un fait établi. Au cours des différentes époques s’étant succédées, de nombreux artistes musulmans ont laissé leur empreinte dans l’histoire, tentant toujours de perfectionner et de sublimer un art désormais reconnu mondialement. Il est donc normal de rendre un juste hommage à ses maîtres de l’art de de l’Unique.

Les grands architectes

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Sinan (1489 Kayseri (Anatolie) – 1588 Istanbul) : De son vrai nom Mimar Koca Sinan ibn Abd al-Mannan est l’un des plus grands architectes de la période Ottomane. Il est même considéré comme l’inventeur du style architectural ottoman, qu’il façonna à partir de ses connaissances en architecture byzantine et les techniques orientales de ses prédecesseurs.

Il est d’ailleurs notable de mentionner que parmi ses premières inspirations dans la construction de mosquée, se trouve la cathédrale Saint Sophie de Constantinople, pour la façon dont le dôme central est porté et la forte luminosité qui lui est si caractéristique.

Sinan devient architecte en chef de Suleyman le magnifique (1495-1566) en 1539, à la mort de Acem Ali son prédecesseur. Parmi ses premier travaux, le premier notable par son architecture originale reste la mosquée Mirhimah de Uskudar, connue pour ses trois demi-dômes entourant le dôme central.

Sinan continua a imposer son talent et son génie de l’architecture jusqu’à sa mort à 99 ans, notamment à travers la construction des édifices suivants :
- la mosquée Süleymaniye d’Istanbul , considéré par les soufis comme « la sublime expression de la splendeur et de la joie »
- la mosquée de Rüstem Pacha d’Istanbul, avec un dôme central reposant sur quatre semi-coupoles et cinq dômes de tailles plus petites
- la mosquée Selimiye d’Edirne, dont l’immense dôme de plus de 31 mêtres reposant sur huit piliers, donne l’impression que l’intérieur de la mosquée est plus grand que l’extérieur. Cette construction reste l’une des œuvres maitresses de Sinan et lui permit de dévoiler l’étendue de ses connaissances architecturales.
- la mosquée de Sokullu Mehmet Pacha à Istambul , considérée également à juste titre comme un autre grand chef d’œuvre de Sinan, notamment pour les faïences à dominantes bleues qui composent son intérieure et recouvrent notamment les piliers soutenant la vôute, ainsi que les contours des fenêtres et du Mihrab. D’autres faïences de couleurs telles que le vert, le rouge et le pourpre viennent s’unir harmonieusement à l’ensemble et contribuent à éblouir d’admiration chaque visiteur pénétrant dans le lieu saint. (1)

Sinan fut responsable de la construction de plus d’une centaines de mosquées (84 grandes et 52 plus petites (appellées « mescit » en Arabe). Il construisit également un nombre impressionnant de Madrasas (écoles coraniques), de mausolées, palais, hammams. Ses talents d’architectes lui valurent églament de participer à la construction d’hopitaux, mais également de ponts et d’aqueducs (le plus connu étant le K?rkçe?me d’Istanbul).

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Les architectes du Taj Mahal : Une construction telle que le Taj Mahal, aussi imposante par sa complexité et sa beauté, doit sa grandeur des efforts communs fournies par trois grands architectes que sont : Ustad Isa, Ustad Ahmad LaHauri et Ismail Khan.

De même, un groupe composé des architectes les plus renommés en provenance de Delhi, Qannauj, Lahore, et Multan furent employés. De plus, de nombreux artisans en de Bagdad, Shiraz et Bukhra furent assignés à diverses tâches spécifiques, dans lesquels ils excellaient.

Ustad Isa, architecte turque ou perse suivant les sources, fut responsable de la direction des travaux, assisté de son pupil, Ustad Ahamad Lahauri (certaines sources plus récentes attestent en revanche que ce dernier serait en fait le véritable directeur en chef des travaux). Afin de donner un caractère unique au Taj Mahal, Ustad Usa décida de combiner des éléments d’architectures Moghal, Italienne, et Islamiques. Ismail Khan fut lui en charge de la conception du dôme central.

 

(1) elle n’est pas à confondre avec la mosquée bleue construite bien plus tard sur ordre du sultan Ahmet 1er , de 1609 à 1616 .

Les grands musiciens

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Bien que le développement de la musique en Arabie remonte à la période pré-islmaique appellée Jahiliyyah (« le temps de l’ignorance » en arabe), elle ne connut son développement et son rayonnement futur qu’après la révélation coranique, amenant beacuoup de savants et musiciens musulmans à tenter par ce moyen artistique de glorifier au mieux le Dieu unique.

Ce sont ces derniers qui part leur travaux permirent à la musique arabe d’acquérir ses lettres de noblesses et même de largement contribuer à influencer l’Occident, lui apportant par la même quelques unes de ses sources musicales les plus importantes.

Parmi les musiciens de la période pré-islamqiue ayant contribués à renouer la musique Arabe avec la nouvelle religion, on note Ibrahim al-Mawsili (742-804) (considéré comme « le père de la musqiue calssique Arabe ») et son fils Ishaq (767-850). Membres d’une famille Perse noble, ils furent les musiciens en chef de la court et compagnons proches des califes Harun al Rashid (763-809) et Al Mam’un (786-833). Ibrahim fut ainsi le premier fondateur de la grande école de la musique Arabe au proche-Orient.

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Al Kindi (800-877) fut lui le premier grand théoricien de la musique Arabo-Islamique. Il proposa même d’ajouter à l’instrument traditionnel Arabe, le Ud (ancêtre du Luth), une cinquième corde. Il proposa également des théories selon laquelle la musique pouvait avoir des connotations cosmologiques. Al Kindi s’attela à perfectionner la musique grecque en utilisant les lettres de l’alphabet pour désigner une octave. Il publia également une quizaine de traités sur la musique, mais seulement cinq survécurent jusquà nos jours. Dans un de ces traités, il utilsa pour la première fois le mot arabe « musiqia », qui fut ensuite repris plus tard en Occident pour garder aujourd’hui sa signification actuelle.

Al Farabi (870-950) est le second plus important contributeur après Al Kindi, chronologiquement parlant. Sa vie à la court du calife Saif al-Dawla Al- Hamdaní de Aleppe, conjugué à son amour de la poésie et de la musique, lui donnèrent l’opportunité de développer ses talents et ses théories sur la musique.

Sa définition du pouvoir de la musique et de son interprète montraient ses grandes connaissances du domaine musical : « L’homme et l’animal, sous l’impulsion de leurs instincts, émettent des bruits exprimants leurs émotions, que cela soit de la joie ou de la crainte. La voix humaine exprime une plus grande variété - tristesse, tendresse, fureur – Ces sons, dans la diversité des notes, peuvent causer chez une personne qui l’écoute de telles nuances de sentiments et de passions, augmentant en lui, l’enveloppant ou le tranquilissant. »

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On rapporte également que quand Al-farabi jouait de l’ud, il avait le pouvoir de faire éclater de rire ou de faire fondre en larmes son auditoire. Ces même sources s’accordent sur le fait qu'il ait été l'inventeur de deux instruments ; le rabab et le qanun. Al-Farabi a également écrit cinq livres sur la musique, dont un, Kitabu al-Musiqa to al-Kabir "le grand livre de la musique", qui reste son oeuvre principale sur la théorie de la musique dans l'Islam. L'influence d'Al-Farabi a continué à être très importante jusqu'au seizième siècle. Kitab al-Musiqi d'Al-Farabi a été traduit par Ibn Aqnin (1160-1226) en hébreu, alors que la traduction latine était faite sous les titres De Scientiis et De Ortu Scientiarum.

En complément de ces grands théoriciens de la musique, on ne peut ignorer les travaux d'Ibn Sina (Avicène) dont les travaux, plus particulièrement l'Al-Shifá ("le traitement") et Al-Najat ("le salut"), qui contiennent des chapitres importants sur la musique. Il a également traité de la théorie grecque de la musique et proposa une description détaillée des instruments (utilisés alors).

Ikhwan Al-Safaa' (les frères de la pureté), avec leur pratiques soufis et leur approche mystique, amenèrent la musique dans une nouvelle dimension. Celle-ci devient alors un des moyens pour le corps et l'âme de contempler et d'invoquer la remembrance et le culte d'Allah (Dieu).

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Cette vue a d’ailleurs été fortement préconisée et développée par Abu Hamid Al-Ghazali (Algacel ; 1058-1111) qui a plaidé pour la puissance de la musique dans l’intensification du sentiment religieux et dans l’atteinte de l'expérience mystique. Il a à ce propos distingué la perception sensuelle de la musique et celle spirituelle. Sa thèse était : « Il n’est pas possible d’entrer dans le cœur humain sans passer par l’antichambre des oreilles. La notes et les mesures musicales, soulignent ce qui est dans le coeur et révèlent leurs beautés et leurs défauts ».

Al Ghazali a également dévoué de larges sections à la musique dans ces livres, Ihiá ' Ulum Al-Din (la renaissance des sciences religieuses) et, Kitab adab al-samá ua al-uae'dh, pour la bonne utilisation de la musique et des chansons dans la vie spirituelle. Ces considérations concernant l’utilisation de la musique et des chansons dans la vie spirituelle ont été encore développées par la célèbre Djalal Uddin Al-Rumi (1207-1273) et ceux qui sont venus après lui. On doit également mentionner Safiuddin al- Armawi (1216-1297) qui a introduit l’emploi des dix premières lettres de l'alphabet arabe pour dénoter les positions des doigts sur les cordes des instruments. Pour dénoter la balance du niveau sonore il a ajouté la dixième lettre aux lettres ci-dessus.

« Le plaisir de la musique avait été répandu à un tel point qu'il était impossible dans n'importe quelle ville andalouse de trouver un quartier silencieux, une rue ou un coin de rue dans lequel une personne pouvait se débarasser des sons omniprésents des instruments de musiques et des chansons. » (Julián Ribera - Valence, 1858 - Madrid, 1934)

Auteur: Souhayl.A & Lionel.J
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