Les prophètes Hud, Salih et Chuhayb

Les prophètes Hud, Salih et Chuhayb

Le Coran mentionne, en plus des grands prophètes bibliques que sont Noé, Abraham, Moïse et Jésus, le nom de trois prophètes Arabes, que sont Hud, Salih et Chuhayb (PBSE).

Ces derniers, comme leurs homologues bibliques, avaient pour mission de guider leur peuple vers le chemin de la vérité et vers la religion de l'unicité.

Quelles sont les histoires de ces trois prophètes ? Quel fut le destin de leur peuple ? Quelle est la morale que l'on peut dégager de leur récit ? Le Coran, ainsi que la tradition donnent un aperçu cataclysmique de l'histoire de ces peuples, souvent oubliée.

Hud et le sens de la justice

Hud (PBSL) est le seul des trois prophètes Arabes mentionnés dans le Coran à bénéficier d’une sourate à son nom, la sourate 11, qui relate entièrement son parcours, et son différent avec son peuple, dénommé « A’d ».

Le peuple de Ad vécut pendant de nombreuses années dans les collines situées entre la province du Yémen et de Oman. Ce peuple était constitué de personnes ayant une force et une stature physique impressionnante, et ils étaient spécialisés dans la construction de grands bâtiments et de hautes tours. Ces personnes étaient également dotées de richesses et d’un pouvoir bien supérieur à ceux des provinces avoisinantes, ce qui endurcit leur coeur et les rendit outrecuidant et arrogeant sur la Terre. Le peuple de Ad était dirigé d’une main de fer par des hommes injustes et tyranniques, contre qui personne n’osait élever la voix.

La tradition rapporte que ce peuple n’était pas ignorant de l’existence d’Allah (1), le Dieu unique, qu'il ne refusait pas d’adorer. Mais ce que le peuple de Ad refusait, c'était de l’adorer exclusivement. Ils aimaient ainsi adorer plusieurs Dieux et vénérer des idoles, péché immense aux yeux de Dieu.

Afin de discipliner et de guider ce peuple pervers, Dieu leur envoya Hud (PBSL), un homme humble et pieux, qui décida de prendre sa mission avec une ouverture d'esprit et une grande tolérance.

Ibn Jarir rapporte, que ce prophète s’appelait Hud Ibn Shalikh, Ibn Arfakhshand, Ibn Sam, Ibn Noah (2). Hud (PBSL) appartenait également à la tribu des Ad Ibn Us Ibn Sam Ibn Noah, vivant dans la province de Al Ahqaf au Yémen entre Oman et Hadramaut, sur une terre appelée Ashar, en bordure de mer. Le nom de la vallée où ils résidaient était Mughiith.

Hud (PBSL) condamnait l’adoration des idoles et tentait de faire venir son peuple par la raison à n’adorer qu’un Dieu unique :

« Mon peuple, quel est le bénéfice que vous obtenez de ces pierres que vous taillez de vos propres mains et que vous adorez ? En réalité, ceci est une insulte à l’intelligence humaine. Il n’y a qu’une seule divinité digne d’adoration et c’est Allah. Adorez-le et Lui seul, et cela sera mieux pour vous.

Il vous a créé, Il vous a prodigué tant de choses, et Il est l’Unique, qui vous fera mourir. Il vous a donné un merveilleux physique et bénis dans de nombreux points. Alors croyez en Lui et ne restez pas aveugles devant Ses faveurs, ou le même destin que celui qui a détruit le peuple de Noé vous submergera ».

Avec un pareil raisonnement, Hud (PBSL) espérait installer la foi dans leurs coeurs, mais ils refusèrent son message. Son peuple lui demanda : « Désires-tu être notre maître ? Quel salaire veux-tu ? ». Hud les assura que son salaire lui serait donné par Dieu, et qu’il ne désirait rien de leur part excepté qu’ils laissent la lumière de la Vérité toucher leur coeur.

L’argumentaire entre Hud (PBSL) et son peuple est rapporté dans le Coran : versets 50 à 57 de la Sourate 11 HOUD (Hud).

Hud (PBSL), malgré tous les arguments qu’il put avancer pour convaincre son peuple, se heurta à leur obstination dans le refus de reconnaître l’unicité Divine. Les gens de Ad étaient tellement orgueilleux qu’ils ne cessaient d’argumenter contre Hud (PBSL). Ils lui demandaient : « Hud ! As tu dis que plus tard nous mourrons et que nous retournerons à la terre pour ensuite être ressuscités ? ». Il leur répondit : « Oui, et vous ressusciterez pour le Jour du Jugement et chacun de vous sera interrogé sur ce qu’il faisait ».

Devant ses arguments, son peuple se moqua de lui, car il ne pouvait concevoir qu’eux, l’un des peuples les plus puissants et les plus riches de tout le Yémen, doive un jour rendre des comptes !

L’autre point sur lequel le peuple de Ad refusait de suivre Hud (PBSL), était sur le fait que ce soit un homme qui leur révèle le message Divin. De plus, ils pensaient être protégés d’un éventuel châtiment divin par leurs divinités. Le prophète leur fit comprendre que c’était justement à cause de ces divinités qu’ils adoraient, que Dieu allait les détruire, mais son peuple continua de se cloîtrer dans le refus de la Vérité.

53. Ils dirent : "Ô Hud, tu n'es pas venu à nous avec une preuve, et nous ne sommes pas disposés à abandonner nos divinités sur ta parole, et nous n'avons pas de foi en toi.
54. Nous dirons plutôt qu'une de nos divinité t'a affligé d'un mal” . Il dit : “Je prends Allah à témoin - et vous aussi soyez témoins - qu'en vérité, je désavoue ce que vous associez,
55. en dehors de Lui. Rusez donc tous contre moi et ne me donnez pas de répit.
56. Je place ma confiance en Allah, mon Seigneur et le vôtre. Il n'y pas d'être vivant qu'Il ne tienne par son toupet . Mon Seigneur, certes, est sur un droit chemin.
57. Si vous vous détournez... voilà que je vous ai transmis [le message] que j'étais chargé de vous faire parvenir. Et mon Seigneur vous remplacera par un autre peuple, sans que vous ne Lui nuisiez en rien, car mon Seigneur, est gardien par excellence sur toute chose”.

Sourate 11 : HOUD

Le peuple de Ad attendit avec Hud la promesse du châtiment de Dieu. Quand celui-ci se manifesta, un vent violent ravagea entièrement la contrée, pendant huit jours et sept nuits. Ce vent était tellement puissant qu’il arrachait même la peau des hommes. Ce vent ne s’arrêta pas avant que le peuple de Ad et ses constructions ne soient plus que ruines, pour être ensuite recouverte par le sable du désert et ne plus rien laisser d’apparent de nos jours.

6. Et quant aux Aad, ils furent détruits par un vent mugissant et furieux
7. qu' [Allah] déchaîna contre eux pendant sept nuits et huit jours consécutifs; tu voyais alors les gens renversés par terre comme des souches de palmiers évidées.


Sourate 69 : AL-HAQQAH (CELLE QUI MONTRE LA VERITÉ)

Parmi les survivants, on ne trouva qu’Hud et ceux qui crurent en son message. Ils migrèrent vers la province de Hadramaut et y restèrent pour vivre en paix, dans l’adoration de Dieu.

 

(1) Le mot Allah signifie en arabe ni plus ni moins que Dieu dans la langue Française.
(2) Selon lui, Hud (PBSL) était donc un des descendants de Noé à travers son fils Sem.

Salih et la chamelle

Après la destruction du peuple de Ad, la tribu de Thamud leur succèda. Ils étaient également des adorateurs d’idoles, et leurs richesses et leur pouvoir étaient tels que leurs coeurs s’endurcirent également. Comme le peuple de Ad, ils se complaisaient dans de somptueuses et gigantesques demeures, et ils étaient gouvernés par une poignée d’hommes cruels et tyranniques.

Dieu leur envoya le prophète Salih (PBSL), un homme parmi leur peuple. Son nom complet était Salih Ibn Ubeid, Ibn Maseh, Ibn Ubeid, Ibn Hader, Ibn Thamud, Ibn Ather, Ibn Eram, Ibn Noah.

Comme les autres prophètes avant et après lui, il appela son peuple à n’adorer qu’un seul Dieu unique, et de ne pas lui associer d’autres divinités.

61. Et (Nous avons envoyé) au Tamud, leur frère Salih, qui dit : "Ô mon peuple, adorez Allah. Vous n'avez point de divinité en dehors de Lui. De la terre Il vous a créé, et Il vous l'a fait peupler (et exploiter). Implorez donc Son pardon, puis repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est bien proche et Il répond toujours (aux appels)”.
Sourate 11 : HOUD

Malheureusement, comme tous les peuples dont Dieu avait accordé Ses bienfaits, la tribu de Thamud était des gens orgueilleux et ingrats. Ils refusèrent d’accorder le moindre crédit aux paroles de Salih (PBSL), qu’ils accusèrent de mentir au sujet d’Allah.

62. Ils dirent : "Ô Salih, tu étais auparavant un espoir pour nous. Nous interdirais-tu d'adorer ce qu'adoraient nos ancêtres ? Cependant, nous voilà bien dans un doute troublant au sujet de ce vers quoi tu nous invites”.
63. Il dit : "Ô mon peuple ! Que vous en semble, si je m'appuie sur une preuve évidente émanant de mon Seigneur et s'Il m'a accordé, de Sa part, une miséricorde, qui donc me protégera contre Allah si je Lui désobéis ? Vous ne ferez qu'accroître ma perte.

Sourate 11 : HOUD

Afin de prouver la véridicité de sa mission, Salih (PBSL) fut ordonné de faire apparaître une chamelle des montagnes environnantes. Salih (PBSL) se tourna alors vers Dieu et l’implora pour que ce signe soit apporté à son peuple et la chamelle apparut comme le peuple de Thamud l’avait souhaité.

Les commentateurs du Coran s’accordent sur le fait que le peuple de Thamud et Salih (PBSL) se donnèrent rendez-vous à un endroit bien précis, où la chamelle devait apparaître. Le prophète vint au rendez-vous, et avant d’invoquer Dieu en vue de leur montrer le miracle qu’ils désiraient tant voir, leur demanda de croire en Dieu et de se rappeler les bienfaits dont Il les avait gratifié.

Ils pointèrent alors un rocher, et dirent : « Demande à ton Seigneur de nous créer une chamelle, qui doit être enceinte de dix mois, belle et grande, issue de cette roche, pour nous ! ».

Salih (PBSL) répondit : « Regardez maintenant ! Si Dieu vous envoie ce que vous demandez, comme vous l’avez décrit, croirez-vous au fait que je sois venu à vous sur ordre de mon Seigneur, et mettrez vous foi dans le message avec lequel j’ai été envoyé ? ».

Ils répondirent par l’affirmatif, et Salih (PBSL) pria Dieu de lui accorder leur miracle, et quand ils virent le rocher se fendre en deux (2) et la chamelle décrite en sortir, ils furent subjugués devant la puissance de Dieu. Parmi le peuple de Thamud, un petit nombre crurent, mais la grande majorité resta aveugle devant le spectacle qu’ils venaient d’assister et traitèrent Salih de vulgaire magicien (S’ahir).

59. Rien ne Nous empêche d'envoyer les miracles, si ce n'est que les Anciens les avaient traités de mensonges. Nous avions apporté aux Tamud la chamelle qui était un [miracle] visible : mais ils lui firent du tort. En outre, nous n'envoyons de miracles qu'à titre de menace.

Sourate 17 : AL-ISRA (LE VOYAGE NOCTURNE)

La chamelle n’était pas un animal comme les autres. Beaucoup de récits de la Tradition s’accordent sur sa nature proprement miraculeuse. Ainsi, il est rapporté que l’animal avait l’habitude de boire toute l’eau des puits pendant une journée, ne laissant pas les autres animaux y boire. Elle produisait également ce même jour, suffisamment de lait pour que quiconque souhaitant y goûter puisse être rassasié.

Le peuple de Thamud fut donc pendant un certain temps grandement admiratif vis à vis de cette chamelle, dont le lait suffisait à nourrir des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Mais bientôt, ceux qui vouaient une haine féroce à Salih (PBSL) décidèrent de tourner leur colère contre cet animal miraculeux. Salih (PBSL), comprenant le mal qui risquait de toucher cette chamelle, les mit en garde de ne point attenter à sa vie, sans quoi le courroux de Dieu s’abattrait sur eux.

64. ô mon peuple, voici la chamelle d'Allah qu'Il vous a envoyée comme signe. Laissez-la donc paître sur la terre d'Allah, et ne lui faites aucun mal sinon, un châtiment proche vous saisira ! ”

Sourate 11 : HO UD

Malheureusement, cet avertissement n’eut aucun effet, et le peuple de Thamud, excédé par le fait que la chamelle leur fasse concurrence quotidiennement sur l'eau, laissant leur bétail amaigri, élaborèrent un plan pour se débarrasser définitivement de l'animal..

Les femmes parmi la tribu de Thamud, particulièrement, décidèrent de proposer leurs filles à ceux qui oseraient défier Salih (PBSL) et tuer la chamelle de Dieu (3).

Deux hommes, accompagnés de sept autres, acceptèrent donc de commettre l’irréparable. Quand Salih (PBSL) se rendit compte de l’horrible acte qu’ils venaient de commettre, il se tourna vers son peuple et leur cria : « Profitez de votre vie pour encore trois journées, car la punition de Dieu va descendre sur vous ! ».

Salih (PBSL), sachant pertinemment que son peuple n’était qu’une nation perverse, voulait toutefois leur accorder un sursis, afin que ces derniers puissent se repentir de leur faute et implorer Dieu de leur pardonner. Mais le peuple de Thamud n’eut cure de son avertissement et lui demanda de hâter le châtiment, s’il était si terrible que cela !

Les versets suivants poursuivent le dialogue entre Salih (PBSL) et son peuple :

46. Il dit : "Ô mon peuple, pourquoi cherchez-vous à hâter le mal plutôt que le bien ? Si seulement vous demandiez pardon à Allah ? Peut-être vous serait-il fait miséricorde.
47. Ils dirent : “Nous voyons en toi et en ceux qui sont avec toi. des porteurs de malheur”. Il dit : “Votre sort dépend d'Allah. Mais vous êtes plutôt des gens qu'on soumet à la tentation.
48. Et il y avait dans la ville un groupe de neuf individus qui semaient le désordre sur terre et ne faisaient rien de bon.
49. Ils dirent : “Jurons par Allah que nous l'attaquerons de nuit, lui et sa famille. Ensuite nous dirons à celui qui est chargé de le venger : “Nous n'avons pas assisté à l'assassinat de sa famille, et nous sommes sincères”.

Sourate 27 : AN-NAML (LES FOURMIS)

Salih (PBSL), sentant sa vie et celle de ses proches menacée, quitta la ville, accompagné de ceux qui avaient répondu à son appel. Après le délai de trois jours, un violent éclair déchira le ciel, suivi d’un stupéfiant tremblement de terre, qui détruisit entièrement toutes les habitations. Un cri déchirant partit du Ciel, et le peuple de Thamud fut instantanément exterminé.

50. Ils ourdirent une ruse et Nous ourdîmes une ruse sans qu'ils s'en rendent compte.
51. Regarde donc ce qu'a été la conséquence de leur stratagème : Nous les fîmes périr, eux et tout leur peuple.
52. Voilà donc leurs maisons désertes à cause de leurs méfaits. C'est bien là un avertissement pour des gens qui savent.
53. Et Nous sauvâmes ceux qui avaient cru et étaient pieux.

Sourate 27 : AN-NAML (LES FOURMIS)

41. Le cri, donc, les saisit en toute justice; puis Nous les rendîmes semblables à des débris emportés par le torrent. Que disparaissent à jamais les injustes !

Sourate 23 : AL-MUMINUNE (LES CROYANTS)

Ibn Umar rapporte que le prophète Muhammad (PBSL), alors qu’il passa un jour à coté de l’ancien site de la ville du peuple de Thamud, pour se rendre à la bataille de Tabuk, s’arrêta un instant avec ses compagnons. Ces derniers puisèrent alors de l’eau dans les puits que les Thamud avaient l’habitude d’utiliser. Ils préparèrent du pain avec cette eau et remplirent leur gourde. Le prophète de Dieu (PBSL) leur ordonna ensuite de donner cette eau à leurs chameaux, ainsi que la pâte qu’ils avaient préparés avec. Ensuite, il se dirigea avec eux en direction du puit à l’intérieur duquel la chamelle avait l’habitude de boire. Il les alerta ensuite de faire attention de ne pas devenir comme ces gens qui furent punis par Dieu pour leur péchés : « Je crains que vous ne soyez touchés par ce qui les toucha, donc ne suivez pas leur exemple ».

 

(3) La tradition rapporte qu’une très belle femme du nom de Saduq bint Mahya, proposa de s’offrir à un jeune homme du nom de Masrai Ibn Mahraj, si ce dernier acceptait de commettre ce forfait. Une vieille femme du nom de Aniza, proposa également l’une de ses filles à Qudar Ibn Saluf , s’il tuait la chamelle.

Chuhayb et la balance

L’histoire du prophète Chuhayb (PBSL), nous est essentiellement relatée à travers le texte coranique. Ce prophète faisait partie du peuple de Madyan (4) ; un peuple avare et athée, qui vivait dans l’excès.

Mais leur plus gros péché, en plus d’être des dénégateurs, était de ne pas faire preuve d’équité envers leur prochain. Ainsi, lorsqu’ils achetaient, ils faisaient pleine mesure, mais en cas de vente allégeaient celle-ci au maximum, aimant ainsi rouler ceux avec lesquels ils commerçaient.

Dieu leur envoya donc Chuhayb (PBSL), armé de nombreux miracles, afin qu’il les ramène sur la voie de la droiture et de l'adoration de Dieu l'Unique.

85. Et aux Madyan, leur frère Chuaïb : "Ô mon peuple, dit-il, adorez Allah. Pour vous, pas d'autre divinité que Lui. Une preuve vous est venue de votre Seigneur. Donnez donc la pleine mesure et le poids et ne donnez pas aux gens moins que ce qui leur est dû. Et ne commettez pas de la corruption sur la terre après sa réforme. Ce sera mieux pour vous si vous êtes croyants.
86. Et ne vous placez pas sur tout chemin, menaçant, empêchant du sentier d'Allah celui qui croit en Lui et cherchant à rendre ce sentier tortueux. Rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux et qu'Il vous a multipliés en grand nombre. Et regardez ce qui est advenu aux fauteurs de désordre.
87. Si une partie d'entre vous a cru au message avec lequel j'ai été envoyé, et qu'une partie n'a pas cru, patientez donc jusqu'à ce qu'Allah juge parmi nous car Il est le Meilleur des juges.”

Sourate 7 : AL-ARAF

Chuhayb (PBSL) tenta de les convaincre du bien fondé de sa mission en leur rappelant le châtiment qui avait déjà touché tant de générations auparavant. Il leur expliqua également qu’il ne désirait rien de leur personne, et qu’il recevait ses ordres de Dieu, et c’est Lui qui le récompenserait :

177. Lorsque Chuaïb leur dit : “Ne craindrez-vous pas [Allah]”.
178. Je suis pour vous un messager digne de confiance.
179. Craignez Allah donc et obéissez-moi,
180. et je ne vous demande pas de salaire pour cela; mon salaire n'incombe qu'au Seigneur de l'univers.
181. Donnez la pleine mesure et n'en faites rien perdre [aux gens].
182. et pesez avec une balance exacte.
183. Ne donnez pas aux gens moins que leur dû; et ne commettez pas de désordre et de corruption sur terre.
184. Et craignez Celui qui vous a créés, vous et les anciennes générations”.

Sourate 26 : As-SHUARAA (LES POETES)

Malheureusement, les plus puissants parmi son peuple refusèrent non seulement de le croire ou de le suivre, mais l’expulsèrent de la ville, lui et ceux qui l’avaient suivi, confisquant par la même tous leurs biens. Chuhayb (PBSL) se tourna alors vers Dieu et l’implora de le délivrer des mécréants qui lui causaient tant de torts.

Dieu envoya alors comme premier châtiment au peuple de Madyan une chaleur accablante. Ils virent ensuite, un nuage s’approcher lentement, et crurent un instant que ce dernier venait les rafraîchir de son ombre apaisante. En place d’une eau pure et bienfaitrice, se furent des éclairs et du feu qui s’abattirent sur eux. Ensuite, ils entendirent une fureur venir du ciel et ils virent la terre se fendre sous leurs pieds. Les dénégateurs périrent ainsi dans un état d’horreur indescriptible.

88. Les notables de son peuple qui s'enflaient d'orgueil, dirent : “Nous t'expulserons certes de notre cité, ô Chuaïb, toi et ceux qui ont cru avec toi. Ou que vous reveniez à notre religion.” - Il dit : “Est-ce même quand cela nous répugne ? ” .
89. Certes, nous aurions forgé un mensonge contre Allah si nous revenions à votre religion après qu'Allah nous en a sauvés. Il ne nous appartient pas d'y retourner à moins qu'Allah notre Seigneur ne le veuille. Notre Seigneur embrasse toute chose de Sa science. C'est en Allah que nous plaçons notre confiance. ô notre Seigneur, tranche par la vérité, entre nous et notre peuple car Tu es le meilleur des juges.”
90. Et les notables de son peuple qui ne croyaient pas, dirent : “Si vous suivez Chuaïb, vous serez assurément perdants”.
91. Alors le tremblement (de terre) les saisit; et les voilà étendus, gisant dans leurs demeures.
92. Ceux qui traitaient Chuaïb de menteur (disparurent) comme s'ils n'y avaient jamais vécu. Ceux qui traitaient Chuaïb de menteur furent eux les perdants.
93. Il se détourna d'eux et dit : "Ô mon peuple, je vous ai bien communiqué les messages de mon Seigneur et donné des conseils. Comment donc m'attristerais-je sur des gens mécréants ? ”


Sourate 7 : AL-ARAF

Auteur: Souhayl.A & Lionel.J
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(4) Ville située dans la région portant le même nom (connue de nos jours sous le nom de Syrie).