Le Conseil supérieur égyptien des affaires islamiques vient de reconnaître la définition de la mort clinique comme conforme à l’islam. Une fatwa qui met un terme à une longue polémique concernant notamment les dons d’organes.
Jusqu’à présent, pour des raisons islamiques, l’Egypte ne reconnaissait qu’un seul type de mort : celui de l’arrêt total de tous les organes du corps. Une définition qui empêchait le don de nombreux organes, dont le prélèvement devenait trop tardif. Dorénavant, l’arrêt du cerveau suffira. Une fatwa qu’applaudit l’ordre des médecins qui réclamait cette mesure depuis des années.
Toutefois, le Conseil supérieur des affaires islamiques continue à interdire la vente d’organes. Le Conseil, dépendant de la grande mosquée islamique d’Al Azhar, va ainsi à l’encontre de la fatwa du cheikh Qaradawi. Ce « télé-coraniste » avait estimé que le corps était un don de Dieu à l’Homme et qu’il était libre d’en disposer, y compris d’en vendre des parties.
Comme beaucoup de pays à large population pauvre, l’Egypte est devenue un marché d’organes – comme le rein - vendus par ceux dans le besoin à ceux qui en ont les moyens, Egyptiens ou Arabes du Golfe. Un phénomène qui avait poussé le Parlement à adopter une loi limitant le don d’organes aux membres d’une même famille jusqu’au quatrième degré.