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    Souhayl.

    CHRONIQUE : Une Jeunesse : "Red Bull" (2/2)
    par Souhayl. A

    Nous avions effectué, dans notre précédente chronique, un constat se voulant être le plus réaliste possible, sur les dérives de notre société contemporaine à travers le prisme de son élément le plus dynamique, censé être aussi à la fois, son avenir propre et son devenir : la jeunesse. Cependant pour ne pas sombrer dans une pensée fixiste et réactionnaire, il est nécessaire de ne pas s’arrêter aux simples constatations d’échecs, mais également d’identifier l’origine du mal dont souffre cette jeunesse pour mieux le combattre et le soigner.

    Nous verrons donc dans les lignes suivantes pourquoi l’homme moderne par sa façon de vivre et de concevoir le monde, court plus que jamais à sa perte. Et également comment la société civile actuelle, au nom du fameux principe « il est interdit d’interdire », fait tout pour ne point solutionner les problèmes que rencontrent ses jeunes, puisqu’au lieu de mettre en place de véritables politiques de prévention contre tout excès et dangers, on laisse toujours proliférer les problèmes jusqu’à un stade « terminal », pour ne les traiter à la fin que par des « thérapies de surface » (campagne de sensibilisation, de prévention des risques…) ou des politiques toutes « palliatives » (cure de désintoxication, séance chez le pédopsychiatre ou chez le « psy », coaching…).

    De faux remèdes pour un vrai problème

    Afin d’oublier sa triste condition et fuir la barbarie du monde actuel (oppression du travail, violence urbaine, déracinement culturel, vide intérieur...), la jeunesse d’aujourd’hui à la fois victime et véritable « armée de soutien » d’un « système » ultra matérialiste d’uniformisation des esprits, ne se pose plus la question sur les véritables raisons du « désordre total » auquel nous assistons actuellement. Elle est obligée de refouler toutes ses angoisses et frustrations existentielles, en se réfugiant dans tout ce que propose le monde moderne comme « niche de jouissance » plutôt que de tenter de redresser la barre et de sauver ce qui peut l’être encore de cette époque de décadence et d’obscurantisme que nous vivons. Il n’est guère bien vu de nos jours, de s’interdire certains agissements au nom de la morale ou de la religion au risque de passer pour un être déséquilibré, frustre ou arriéré. Ainsi faire sauter tout les verrous de la morale et de la décence humaine, au nom d’un principe cher aux freudisme qui est le devoir de « sublimer ses passions » ou de ses désirs y compris les plus bestiaux. Être constamment en subversion pour se complaire et plaire aux modernes est devenu de nos jours un spectacle banal qui ne se confine pas seulement au monde de l’art, du divertissement ou du cinéma, mais qui tend à se généraliser à toute la société, à commencer par ses composantes les plus influençables que sont les jeunes. On ne compte plus ainsi de nos jours les comportements narcissiques, égocentriques ou arrivistes chez les jeunes : quête de différenciation par l’« élitisme vestimentaire » et autres tendances modernes dites « branchées », possession compulsive d’objets et de toutes sortes de gadgets inutiles, idolâtrie et identification aveugle aux « stars » éphémères du monde du cinéma et du sport ou de la chanson…

    Le mot d’ordre de la jeunesse actuelle est donc « carpe-diem », avec comme projet de vie : jouir au maximum dans l’insouciance la plus totale, sans se soucier du futur, du moment où l’on peut fuir la violence du quotidien. Cette outrance dans les comportements, se traduit aussi par une précocité alarmante dans les pratiques dégradantes, censées être jadis uniquement l’apanage d’adultes dégénérés. Elles font désormais entièrement partie aujourd’hui du triste quotidien d’ado déboussolés : alcoolisme (1), suicide, toxicomanie, violence urbaine et sexuelle, bipolarité...

    Tous ces agissements extrêmes sont les symptômes d’une société de plus en plus malade, qui refuse de regarder ses propres problèmes en face, préférant les repousser plutôt que de les affronter. Ceci se traduit également au niveau mental, par une consommation de plus en plus importante à notre époque de drogues hallucinogènes et de toute sorte de dopants (cannabis, vitamines, boissons énergisantes…) ou encore de substances psychotropes telles que les anxiolytiques et les antidépresseurs. Comme nous l’avons signalé lors de la première partie de cette chronique, la crise de la jeunesse actuelle est donc avant tout une crise des valeurs, de la famille (2) et de l’éducation (3). Composantes ô combien importantes pour procurer à l’enfant l’équilibre intérieur et moral nécessaire qui lui permettront d’affronter dans les meilleures conditions, les dures réalités de la vie adulte.

    Une situation alarmante : 

    En France en 2008, deux gamines se donnent rendez-vous pour une défenestration, uniquement pour aller au bout d’un « défi ». On retrouvera dans le sac de l’une d’entre elles un petit mot où il est écrit : « C'est ce soir que je saute, et toi, est-ce que tu sauteras ? ». Toujours en France, à Paris, une adolescente tue sauvagement sa grand-mère pour lui voler quelques dizaines d'euros et des bijoux et se faire de l’argent de poche. Elle déclarera à la police après son arrestation : « La vielle est radine, elle a eut ce qu’elle méritait ». En Allemagne plus récemment près de Stuttgart, un jeune homme de 17 ans, fait éruption dans un collège, ouvre le feu avec un pistolet-mitrailleur, tue sans distinction 16 personnes avant de se suicider… Dans un autre registre, toujours sordide, en Angleterre une jeune fille s’est retrouvée enceinte à 15 ans, après avoir proposé volontairement à une dizaine de garçons âgés d’à peine de 12 à 15 ans une « tournante ». Il faudra toute une analyse ADN pour identifier de façon définitive le père biologique de l’enfant...Enfin en Ontario au Canada, un père de famille pleure toujours son fils de 15 ans découvert mort, trois semaines après avoir orchestré une fugue. L’adolescent aurait mal supporté la confiscation par son père de sa console de jeux-vidéos, à laquelle il était devenu littéralement accro au point de ne plus quitter sa chambre.

    Sur l’alcoolisme et les drogues : 

    Concernant la consommation de drogues et d’alcool, un récent rapport de l’institut américain de lutte contre la toxicomanie rapporte que plus de 75 % des élèves n’ayant pas encore fini leur cycle secondaire aurait déjà consommé de l’alcool, et que plus de la moitié des élèves touche à des drogues illicites avant de quitter le lycée. Si cette réalité est connue depuis quelques années déjà dans les pays anglo-saxons, en France les récents débats et campagnes de sensibilisation autour du phénomène du « binge drinking » ou de l’interdiction de la vente d’alcool aux mineurs, témoignent que les jeunes français ne sont nullement épargnés par l’alcoolisme. Les statistiques récentes, démontrent que ces derniers sont en train de refaire largement leur retard en la matière par rapport à leurs homologues américains et anglais (4).

    Sur le sexe et la violence : 

    Concernant les pratiques sexuelles à risque, la sonnette d’alarme n’en finit pas d’être tirée. Non pas concernant le passage à l’acte sexuel en lui-même (de plus en plus facilité et qui ne dérange désormais personne), mais plutôt par rapport à la violence et la précocité de son accomplissement. Les statistiques sur les dérives sexuelles (viols collectifs, rapports anales, sado-masochismes, orgies…) témoignent d’eux-mêmes de la « juvénilisation » et « libéralisation » chez les jeunes du comportement sexuel infâme. Cette violence dans les rapports à l’autre, qui commence à s’observer aussi chez les jeunes filles (5) est à mettre directement en rapport avec une modification profonde des mœurs au sein de la structure familiale moderne, désormais détachée de toutes notions religieuses ou morales. La généralisation et la « glorification » chez les jeunes d’une certaine « culture pornographique », si visible ces dernières années, s’inscrit amplement dans cette dérive « du comportement » qu’empruntent les sociétés modernes. Généralisation venue d’abord d’en haut de la pyramide sociale, avant de pénétrer les couches les plus basses de la société ; plus précisément par les « œuvres » et comportements des chantres de la subversion que sont les « artistes contemporains », avec bien-sûr la collaboration et le soutien massif d’un capitalisme immoral, support inconditionnel de l’univers de l’art, du cinéma et tous les autres médias télévisuels qui sont de nos jours, les principaux vecteurs de diffusion de toutes les tendances modernes.

    Sur le suicide et monde virtuel

    Un autre problème grave rencontré chez les jeunes d’aujourd’hui, est l’envahissement progressif de leur vie quotidienne par l’univers technologique (Jeux vidéo, Internet...). Véritable « monde virtuel », dans lequel se réfugient des millions d’adolescents déracinés (au point de ne plus distinguer la réalité de la fiction). Confrontés souvent à une vie intérieurement vide, oppressante et inadaptée à leurs aspirations, ces « nouveaux jeunes », préfèrent en quelque sorte « démissionner » de la vie réelle, au profit d’une vie « virtuelle », qu’ils peuvent modeler et réinventer à leur manière. Autant de distractions qui encombrent l’esprit juvénile et l’éloignent de tout contact avec le monde extérieur, ou avec une quelconque pratique spirituelle (Silence, méditation, prière…), si indispensable à l’équilibre intérieur de l’homme et à l’enrichissement de son âme (6). Mais combien sont les parents à avoir conservé au sein de leur dispositif mental, un « héritage spirituel passé », au point de le rendre intelligible et le transmettre intacte à leur progéniture ?

    Concernant le suicide, deuxième cause de mortalité chez les jeunes après les accidents de la route (provoqués en grande partie par l’alcool), il faut savoir que malgré toute les libertés individuelles et les possibilités infinies de divertissement qu’offre l’Occident aux jeunes, ces derniers songent quand même de plus en plus au suicide (7). Pis encore, on se suicide chez les jeunes de nos jours de plus en plus tôt et pour les raisons les plus futiles de la vie (rupture amoureuse, dispute avec les parents, mauvaise note à l'école…). Ainsi, les statistiques du ministère de la santé indiquent que depuis 10 ans, le nombre de tentatives de suicides dans la population totale s'élève régulièrement à plus de 120 000 cas par an (dont 12 000 suicides réussis). La tranche d’âge la plus touchée et qui regroupe le tiers des tentatives d’« autodestruction » reste les 15-24 ans (8).

    Conclusion

    Les tendances suicidaires caractéristiques des sociétés modernes, la violence sous toutes ses formes de plus en plus répandue chez les jeunes, tous les problèmes liés à l’alcoolisme et à la drogue ne sont pas, comme le laisse supposer bon nombre de pédopsychiatres, un simple problème lié à « la crise d’adolescence », mais bien un malaise plus profond (inhérent même à la conception de la cellule familiale moderne) et qu’il convient de ne point traiter qu’en surface. Un mal être lié directement à une philosophie de vie dite « d’intérêt », entièrement déconnectée de toute sagesse, où l’éducation des enfants est vide de sens et de spiritualité (9). En réalité, les problèmes que rencontrent les jeunes de nos jours, sont ni plus ni moins que le reflet des maux dont souffre toute une société au bord du gouffre : crise idéologique et culturelle, désarroi spirituel (poussé à une échelle jamais égalée dans l’histoire des hommes), individualisme généralisé…Autant de signes avant coureurs qui ne rassurent pas sur l’avenir d’un monde de plus en plus éloigné du sens réel de la vie.

    (1) Voir notre chronique sur « L’islam et l’alcoolisme »
    (2) Voir la première partie de notre chronique >>
    (3) Se référer à notre chronique « L’éducation scolaire à rebours »
    (4) D’après le ministère français de la santé, le nombre des hospitalisations pour ivresse répétées ou régulières, chez les moins de 15 ans et chez les 15-24 ans a augmenté de 50% entre 2004 et 2007. Près de six jeunes âgés de 17 ans sur 10 déclarent avoir été ivres au cours de leur vie et un jeune de 17 ans sur 10 dit avoir été ivre au moins dix fois au cours des 12 derniers mois.
    (5) Nous ne cesserons de dénoncer que les femmes sont les premières victimes de la banalisation de la pornographie dans la société, de la marchandisation en Occident de leur corps (par la publicité et autres supports télévisuels). Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que l’image de la femme occidentale se dégrade au fur et à mesure que son corps est associé au désir et soumis à la surenchère marchande. Voir également à ce sujet notre article « Statut de la femme dans la société moderne »
    (6) La disparition progressive de la frontière entre le réel et le virtuel, signalée plus haut, amène les adolescents les plus fragiles psychologiquement à reproduire certains de leurs comportements virtuels dans le monde réel, entraînant ainsi des drames sordides comme celui ayant provoqué une fusillade en 2003 sur une autoroute américaine par deux jeunes armés de fusils, visant au hasard les voitures pour reproduire certains passage d’un jeu vidéo.
    (7) En France selon une étude de l'INSERM, 9% des jeunes âgés de 14 à 19 ans ont déjà fait une tentative de suicide dans leur vie, ou l’on compte un suicide réussi pour 8 à 10 tentatives.
    (8) Voir également les chiffres complets disponibles sur le site du sénat : ici.
    (9) Voir également notre chronique « L’éducation scolaire à rebours »

                                                                          Cet article a été déjà consulté 19353 fois
     

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    Dernière mise à jour : 01/08/2014 - Nombre visiteurs : 3734293
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