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    Batailles : Victoire et Défaite

    Les musulmans de Médine qui ont émigré avec le prophète de Dieu sont décidés à se venger de Quraych qui les spolie de leurs biens à la Mecque. Les caravanes d'Abu Sufyan (1), revenant de Syrie constituent ainsi une proie facile. Afin de laver l'honneur des musulmans, Muhammad (PBSL) va à la rencontre de ces caravanes à Badr, afin de prendre possession des marchandises qu'elles convoient. S'engagera alors un affrontement inattendu pour les deux camps. Ce dernier restera longtemps connu comme la plus grande bataille jamais livrée par les musulmans. Mais la bataille de Badr, malgré la victoire des musulmans, ne resterait pas sans réponse de la part des Mecquois, qui prévoyaient de prendre leur revanche à Ouhoud.

    La bataille de Badr

    Ne pouvant supporter de vivre plus longtemps au crochet de leurs compagnons Ansârites, les Muhâjirûns qui avaient émigré avec le prophète de Dieu commencèrent à montrer au prophète de Dieu leur mécontentement du fait que l'Islam ne leur donnait pas encore le droit de répondre à l'agression dont ils faisaient l'objet dans leur biens, ou d'apporter une réponse au moins équivalente.

    La solution la plus simple pour rendre à Quraysh la monnaie de sa pièce était d'attaquer les caravanes d'Abu Sufyan, en provenance de Syrie, et surchargées de biens précieux et d'avoirs susceptibles de contenter les musulmans. Muhammad dépêcha deux émissaires, Talhah Ibn `Ubayd Allâh et Sa`îd Ibn Zayd afin que ces derniers localisent les caravanes et obtiennent le maximum d'informations sur ces dernières. Mais le prophète n'attendit pas le retour de ces derniers pour aller à la rencontre des caravanes, projetant de les intercepter à Badr.

    Abu Sufyan, averti des intentions de Muhammad (PBSL), décida de dévier la trajectoire de la caravane de son parcours initial et de prévenir la Mecque de l'attaque dont il risque de faire l'objet d'un moment à l'autre. Les Mecquois, alarmés, décident sous le commandement d'Abu Jahl (2) de marcher sur Badr pour mater les musulmans. Pour cela, entre 900 et 1000 hommes furent armés et dépêchés à la rencontre de l'armée du prophète, qui n'était elle composée que d'un peu plus de 300 hommes.

    Abu Sufyan, se sachant hors d'atteinte, envoya alors un émissaire demander aux Mecquois de rentrer en ville. Mais Abu Jahl, sachant qu'il pourrait obtenir une victoire rapide sur Muhammad (PBSL), campa sur ses positions et refusa de partir.

    La bataille de Badr allait ainsi commencer, ce 8 Ramadan de l'An 2 de L'Hégire (15 Mars 624). Le Coran commente d’ailleurs largement les événements de cette bataille dans de nombreux versets. Les musulmans apprirent rapidement la position et le nombre d'hommes qu'ils allaient devoir affronter le lendemain. Aussi, le prophète de Dieu (PBSL), sur les conseils d'Al-Hubâb Ibn Al-Mundhir, qui avait connaissance de l'Art de la Guerre, décida de faire reposer son armée non loin des puits de Badr, afin que chacun puisse étancher sa soif, pour ensuite les boucher et ainsi priver d'eau les Mecquois.

    Lorsque l'armée d'Abu Jahl arriva en vue de celle de Muhammad (PBSL), ils demandèrent à ce dernier de faire sortir trois combattants parmi ses rangs pour qu'ils affrontent trois autres combattants de Quraysh en duel (3).

    `Ubaydah Ibn Al-Hârith Ibn `Abd Al-Muttalib, Hamza l'oncle du prophète et Ali furent choisis et affrontèrent respectivement Utbah Ibn Rabî`ah, son frère Shaybah et son fils Al-Walîd Ibn `Utbah. Ces dernières succombèrent rapidement face à la grande force d'Hamza, l'agilité et la bravoure d'Ali et la détermination d'`Ubaydah.

    Voyant le nombre et l'équipement impressionnant de l'armée Mecquoise, Muhammad (PBSL) retourna dans sa cabane, accompagné d'Abu Bakr, afin d'implorer Dieu de son secours. Puis il s'assoupit et à son réveil s'écria : "Bonne nouvelle, ô Abû Bakr ! Voici venu le secours de Dieu.". Il sortit ensuite donner la bonne nouvelle suivante à son armée : "Par Celui Qui détient l’âme de Muhammad, tout homme qui mourra au combat en étant patient, en ayant voué son combat à Dieu et en n’ayant pas tourné le dos à l’ennemi, Dieu l’admettra au paradis".

    Les musulmans, qui avaient déjà débuté la bataille, redoublèrent d'effort en vue de mériter le Paradis, et de venger les injustices dont ils furent l'objet. Abu Jahl fut tué, ainsi que Umayyah Ibn Khalaf, l'ancien maître de Bilal, qu'il avait tant maltraité. L'armée de Muhammad se batta avec un tel acharnement, que les Mecquois prirent la fuite, non sans avoir essuyé un nombre important de morts et de blessés. Muhammad (PBSL) ordonna que l'on rassemble le butin, en vu de le partager une fois sur la route de Médine. Chacun obtint une part égale, et deux autres furent réservées pour les deux émissaires Talhah Ibn `Ubayd Allâh et Sa`îd Ibn Zayd que Muhammad (PBSL) avait envoyés et qui étaient restés à Médine. Les héritiers de ceux morts en martyr à Badr reçurent également leur part.

    Muhammad (PBSL) ordonna que l'on traite convenablement les prisonniers, en attendant de savoir ce qu'il adviendrait de ces derniers. Abu Bakr lui conseilla de faire preuve de clémence, en les libérant ou en demandant rançon contre leur personne, à contrario d'Umar qui appela le prophète de Dieu à trancher le cou des dénégateurs. Finalement, le prophète de Dieu s'isola dans sa tente, réfléchit pendant une heure durant à la position à adopter, puis il fut rattrapé par la révélation d’un verset lui ordonnant le paiement d'une rançon pour chaque nuque de prisonnier.

    67. Un prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d'avoir prévalu [mis les mécréants hors de combat] sur la terre. Vous voulez les biens d'ici-bas, tandis qu'Allah veut l'au-delà. Allah est Puissant et Sage.

    Sourate 8 : AL-ANFAL (LE BUTIN)

    Les Quraychites, humiliés et contraints de payer les musulmans pour revoir leurs proches, décidèrent de faire de leur vengeance leur principale motivation à l'avenir, afin d'effacer en partie le triste souvenir de Badr.

    La bataille d'Ouhoud

    Hind Bint Utbah, la femme d'Abu Sufyan, ne pouvait accepter le fait que son père, Utbah Ibn Rabî`ah, ainsi que son oncle Shaybah et son cousin Al-Walîd Ibn `Utbah aient étaient tués sans que pareil affront ne soit lavé. Aussi, elle soutenait Abu Sufyan dans son désir de vengeance, et prépara de son côté la mort d'Hamza, qu'elle tenait pour responsable de la mort de ses proches et haïssait plus que tous les autres musulmans pour avoir tué son père, son frère et son oncle. Un esclave Ethiopien du nom de Wahchi, qui possédait une grande adresse à la lance, fut ainsi recruté et chargé par Hind de tuer Hamza, en l'échange de sa liberté.

    Le prétexte déclencheur de cette deuxième bataille chez les Mecquois fut le fait de voir leurs caravanes en direction d'Irak bloquées par les troupes de Muhammad (PBSL), qui les attaquaient constamment pour le butin qu'elles renfermaient.

    Une armée d'environ 700 hommes en armures, 3 000 soldats sur chameaux, et une cavalerie de 200 hommes marchèrent alors à la rencontre du prophète de Dieu (PBSL) pour en finir une fois pour toute avec l'Islam.

    L'armée d'Abu Sufyan s'arrêta à la hauteur des collines d'Ouhoud, où elle attendait désormais l'armée du prophète de Dieu (PBSL), qui ne tarderait plus à venir. Muhammad (PBSL) décida de partir à la guerre, accompagné d'un peu moins de 1000 hommes en arme. Mais sur le chemin, la section commandée par l'hypocrite Abdoullah ibn Oubay (4), retourna sur Médine, amputant l'armée du prophète de Dieu d'un peu plus de 300 hommes. Dieu révéla alors le verset suivant :

    155. Ceux d'entre vous qui ont tourné le dos, le jour où les deux armées se rencontrèrent, c'est seulement le Diable qui les a fait broncher, à cause d'une partie de leurs (mauvaises) actions. Mais, certes, Allah leur a pardonné. Car vraiment Allah est Pardonneur et indulgent !

    Sourate 3 : AL-IMRAN (LA FAMILLE D'IMRAN)

    Le prophète de Dieu (PBSL) arrivé à Ouhoud, constata le gigantisme de l'armée ennemi, et considéra le fait qu'il fallait préparer mentalement ses combattants, s'il souhaitait remporter la victoire. Il leur fit le discours suivant :

    "C'est une tâche difficile que de combattre l'ennemi, et seuls ceux qui seront guidés et soutenus par Dieu resteront inébranlables. Souvenez-vous que Dieu est avec ceux qui Lui obéissent, tandis que Satan est le compagnon de ceux qui Lui désobéissent. Restez fermes au Djihad et profitez-en pour bénéficier des bénédictions promises par Dieu. Nul ne mourra dans ce monde tant que Dieu ne l'aura décidé".

    Avant le début de la bataille, le prophète de Dieu (PBSL) posta un groupe d'archers en retrait, afin que ces derniers évitent aux troupes de Muhammad (PBSL) de se faire prendre à revers. L'armée des musulmans se battit avec une telle férocité, que les Mecquois prirent rapidement leur jambe à leur coup, malgré les insultes de leur femmes qui les injuriaient et les haranguaient à reprendre le combat. L’impensable se produit alors : voyant que les Mecquois prenaient la fuite, les archers postés par le prophète de Dieu (PBSL), appâtés par le butin qui leur tendait les bras, se lancèrent à la poursuite de l'ennemi.

    C’est à ce moment que l'un des commandants Mecquois, Khalid Ibn Al Walid (5), connu pour ses dons de militaire, décida de prendre l'armée de Muhammad (PBSL) à revers, décimant toute résistance. Pendant ce temps, Hamza venait d'être tué par Wahchi, et l'on était sans nouvelle du prophète de Dieu (PBSL), invisible parmi ses troupes dans la bataille qui faisait rage.

    Voyant que la victoire leur souriaient à nouveau, les Mecquois chargèrent avec une force décuplée, provoquant le repli des musulmans, qui prirent la fuite en direction de Médine, alors que la rumeur de la mort du prophète de Dieu (PBSL) commençait à se répandre. Parmi ces derniers, on notera la présence d'Umar Ibn Al Kattab ou de Uthman Ibn Affan, qui ne voyait plus de raison de se battre si le prophète de Dieu avait péri. D'autres musulmans au contraire, dont Ali, restèrent se battre, et retrouvèrent le prophète de Dieu (PBSL) qui avait eu la lèvre fendu et une dent fissurée par un coup de sabre. Ils le protégèrent du mieux qu'ils purent et parvinrent à le ramener sain et sauf en haut d'une montagne, à l'abri des troupes d'Abu Sufyan. Ce dernier annonça aux compagnons du prophète que beaucoup de leur hommes étant morts, il fallait qu'ils se rendent à l'évidence de la fin proche de leur religion. A cela le prophète leur répéta une phrase, que les compagnons répétèrent d'un ton grave à Abu Sufyan : "Soit nos compagnons sont morts, mais ils sont au Paradis, les vôtres eux, sont en Enfer !"

    A l'issu de la bataille, de nombreuses exactions furent commises sur les cadavres musulmans par les femmes des mecquois, pratiques remontant à la Jahiliya (6). Ces dernières étaient en effet folles de rage d'avoir perdu leur mari lors de la précédente bataille à Badr. Hind, voyant le corps gisant d'Hamza, s'empressa de lui arracher le foie pour en mâcher un morceau, montrant à quel point elle lui vouait de la rancoeur et de la haine.

    Les événements de ces deux batailles sont magnifiquement relatés et illustrés dans le célèbre film de Mustapha Al Akkad «le Message / Al Rissala ».

    Les musulmans, malgré leur défaite, et la perte de plus de 70 hommes, restèrent soudés dans l'adversité et maintinrent leur confiance dans le prophète de Dieu. La tradition rapporte que la défaite d’Ouhoud fut une épreuve par laquelle Dieu testa la foi des musulmans, afin de distinguer ceux qui étaient prêts à mourir pour leur religion, de ceux qui étaient attachés aux biens de ce monde.

    166. Et tout ce que vous avez subi, le jour où les deux troupes se rencontrèrent, c'est par permission d'Allah, et afin qu'Il distingue les croyants.

    Sourate 3 : AL-IMRAN (LA FAMILLE D'IMRAN)

    Auteur: Souhayl.A & Lionel.J
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    (1) Un des notables les plus réputés de son temps, il fut longtemps opposé à l’Islam, avant de se convertir un peu sous la contrainte, après la conquête du prophète de la Mecque. Il est à l’origine de la dynastie des Omeyyades par son fils Muawiya.
    (2) Idolâtre convaincu et farouche opposant à l’Islam, son surnom « Abou Jahl » qui signifie « Père de l’ignorance », lui fut donné par les premiers musulmans qui subirent sa persécution.
    (3) Pratique courante dans la guerre de l’époque.
    (4) Chef de la tribu des Banu Khazraj et homme très influent au sein de Médine. A l’arrivée du prophète au sein de la cité, il se convertira, bien que la sincérité de cet acte reste encore disputée par les théologiens de l’Islam.
    (5) Ce dernier se convertira plus tard et mènera plusieurs batailles pour lesquelles il restera comme l’un des grands héros de l’Islam (surnommé l’Epée de Dieu).

    Dernière mise à jour : 01/08/2014 - Nombre visiteurs : 4101446
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