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    Abd al-Qädir al-Jazä'irï

    Né dans la ville de Mascara près d’Oran en Algérie le 6 Septembre 1808, l’émir Abd-el-Kader (Abd al-Qadir en Arabe) est plus connu en Occident comme le chef militaire qui commanda la résistance face à l’invasion française de l’Algérie de 1833 à 1847.

    Chef militaire redoutable, leader politique sage et respecté, homme pieux et d’une grande spiritualité (adepte du soufisme), les qualificatifs et les éloges ne manquent pas pour ce personnage qui fait encore figure de nos jours de véritable héro national en Algérie et dans le monde arabo-musulman.

    La naissance d’un chef militaire

    Très jeune, Abd-el-Kader reçoit une éducation religieuse soutenue, préconisée par son père, Muhyi al-Din, adepte d’une branche ésotérique de l’islam et leader spirituel de la tariqa Qadiriyya. Aussi, à 8 ans, il accompagne son père pour ce qui sera son premier voyage à la Mecque. Il étudiera ensuite auprès d'Ahmed-Bilhar le Coran, les sciences physiques et morales, le maniement des armes et le montage des chevaux. Il reçu également une éducation traditionnelle de la part de Qadi Ahmad ibn Tahir d’Azrou et de Sidi Ahmad ibn Khoja d’Oran et accompagna son père en voyage à travers l’empire Ottoman, la Syrie, l’Irak et à l’université d’Al-Azhar en Egypte.

    En 1830, alors qu’elle était encore sous domination Ottomane, l’Algérie fut envahie par la France, qui entrepris d’en faire une de ses plus grandes colonies en Afrique du Nord. La raison officielle invoquée par la France fut l’exaspération de l’état français face aux corsaires et autres pirates qui terrorisaient alors la mer méditerranée, ainsi que le commerce d’esclave et la capture des bateaux des marins chrétiens. Or les véritables raisons sont principalement géostratégiques et politico-économiques.

    Le père d’Abd-el-Kader décida alors de mener plusieurs raids contre les forces françaises dans la région d’Oran au printemps 1832. Pourtant, ces attaques éparses n’eurent aucun effet concret à part harasser les forces occupantes, et il fut donc décidé en 1833 de retirer le commandement des forces algériennes, largement désorganisées, des mains de Muhyi al-Din, pour le remettre entre celles d’Abd-el-Kader. Ce dernier ne vit pas cette promotion et la mission qui l’attendait uniquement du point de vue militaire, mais comme une opportunité de rendre à l’Algérie et aux musulmans ce qui leur revenaient de droit : la souveraineté sur la terre d’Islam. Aussi, il demanda à ses compagnons d’armes de lui faire allégeance (bayha), procédure traditionnelle en islam pour accepter le commandement d’un souverain temporel qui fera aussi figure de référence morale et religieuse.

    L’une des plus grandes tâches de l’émir Abd-el-Kader fut alors de parvenir à convaincre les diverses tribus de la région d’Oran de rejoindre la résistance. Ces dernières comptaient en effet parmi elles des tribus spécialisées dans les activités de mercenaires et les français profitèrent de cette tendance à l’appât du gain pour semer la zizanie parmi les diverses populations.

    En dehors de ses qualités de chef militaire, Abd-el-Kader était reconnu pour son esprit « chevaleresque » et sa bonne conduite envers l’ennemi (suivant toujours la conduite du prophète de l’islam (PBSL)), en témoigne les nombreuses fois où il relâcha des soldats captifs français uniquement du fait qu’il ne disposait pas de suffisamment de vivres pour les nourrir. Il était également un orateur très performant qui savait galvaniser ses troupes et persuader son auditoire. Enfin, son respect pointilleux des préceptes de l’Islam était tel qu’il imposait un grand respect parmi les populations algériennes, qui voyaient en lui le leader tant attendu.

    En Février 1834, les français décidèrent d’ouvrir des pourparlers diplomatiques avec les forces de la résistance algériennes. Deux traités furent ainsi signés à cette occasion entre la France et Abd-el-Kader. Ceux-ci reconnaissaient principalement l’établissement des français dans trois enclaves de la côté Ouest du nord de l’Afrique, mais surtout la création d’un émirat avec pour capitale Mascara, et dont le dirigeant serait Abd-el-Kader lui-même.

    En 1837, la résistance algérienne finit par être défaite par le Maréchal Bugeaud (1804-1849), et le traité de Tafna entérinera davantage la main mise de la France sur les territoires d’Oran et d’Alger, tout en proclamant la reconnaissance de la souveraineté d’Abd-el-Kader sur le reste de l’Algérie. Cependant ce dernier, certain du bien fondé et de la transcendance de son combat, ne pouvait accepter la présence française en terre d’Islam. Sa lutte continua encore quelques années, mais il finit par être totalement vaincu le 21 Décembre 1847, puis capturé et envoyé en exil en France.

    L’héritage spiritual d’Abd-el-Kader

    S’'il est connu en Occident pour ses qualités de guerrier-stratège et de politicien avéré, il existe une facette plus méconnue de la personnalité d'Abd-el-Kader ; devenue apparente lors de sa retraite spirituelle à Damas de 1855 à 1883, où il s'était installée deux ans après sa libération par Louis-Napoléon en 1852.

    C'est au cours des dernières années de sa vie, qu'Abd-el-Kader se confirmera comme un grand maître spirituel et sera l'auteur de nombreux textes mystiques, dont voici un célèbre passage :

    « Dieu m’a ravi à mon moi illusoire et m’a rapproché de mon « moi » réel et la disparition de la terre a entraîné celle du ciel. Le tout et la partie se sont confondus. La verticale et l’horizontale se sont anéanties... et les couleurs sont revenues à la pure blancheur primordiale. Le voyage a atteint son terme et ce qui est autre que Lui a cessé d’exister. Toute attribution, tout aspect, toute relation étant abolis, l’état originel est rétabli ». (Mawqif numéro sept, Écrits spirituels)

    Cet amour éprouvé n'est que la traduction de la certitude de la foi d’Abd-el-Kader en l'Unicité Divine. Il sait qu'il doit tout à Dieu, car son âme s'est éveillée et à renouvelée inconsciemment le pacte scellé « Al amana » quand elle était encore présente dans le royaume de Dieu.

    172. Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d'Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : "Ne suis-Je pas votre Seigneur ?" Ils répondirent : "Mais si, nous en témoignons..." - afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection : "Vraiment, nous n'y avons pas fait attention",

    Sourate 7 : AL-ARAF

    Jusqu'à sa mort, Abd-el-Kader fera en sorte d'adorer Dieu de la meilleure façon qu'il peut, c'est à dire uniquement par des prières, sans une volonté d'accomplir un excès d'oeuvres pieuses, car pour lui ce serait comme acheter sa place au Paradis.

    Auteur: Souhayl.A & Lionel.J
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    Dernière mise à jour : 01/08/2014 - Nombre visiteurs : 4009374
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