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    Abd al-Karim al-Khattabi

    Abd el-Krim (de son nom complet : Muhammad Ibn 'Abd al-Karim al-Khattabi), né en 1882 à Ajdir au Maroc, est considéré comme l’un des révolutionnaires et des résistants au colonialisme les plus importants qu’est connu l’histoire contemporaine. Son génie militaire et sa connaissance du terrain, mais également son respect pointilleux des préceptes de l’Islam ont largement contribué à sa reconnaissance, et son héritage spirituel aboutira d’ailleurs à l’indépendance du Maroc en 1956.

    Education religieuse et Activisme

    Abd el-Krim est le fils d’'Abd al-Karim al-Khattabi; un qadi berbère (Juge islamique) reconnu auprès duquel il reçu une éducation traditionnelle complète et rigoriste. Abd el-Krim étudia pendant sa jeunesse dans une école islamique traditionnelle d’Adjir, puis pendant un certain temps dans l’institut religieux de Tetouan, où il reçut également un enseignement complet de la langue espagnole, qu’il maîtrisait à la perfection. Cette courte période de sa vie à Tetouan le mit également en contact avec la culture européenne, pour laquelle il commença à ressentir un début d’aversion, expliqué par les intentions belliqueuses de l’Occident à l’égard du Maghreb, notamment celles de la France et de l’Espagne au Maroc.

    En 1906, Abd el-Krim est responsable d’un supplément Arabe pour le journal espagnol Meilla, et devint l’année suivante l’un des secrétaires du Bureau Espagnol des Affaires Internes, métier qui le renseignera davantage sur l’exploitation espagnole des ressources minières du Rif marocain, et de l’abus que constituait le colonialisme.

    En 1914, Abd el-Krim est nommé chef religieux et juge islamique de la région de Mellila, et commence à faire état d’un activisme religieux particulièrement présent, d’autant plus qu’il est reconnu comme une figure importante dans le Nord du Maroc. Sa connaissance de l’Occident et des idées qui agitent l’Europe à cette veille de la Première guerre mondiale lui font prendre conscience de l’imminence du conflit à venir et de l’opportunité d’une éventuelle alliance avec l’Allemagne, qui pourrait favoriser une éventuelle libération du Maroc.

    Cette sympathie à l’égard de l’Allemagne, conjuguée à ses propos relatifs à un refus de voir s’étendre davantage la main mise de l’Espagne sur le Maroc, qu’il considérait comme terre d’Islam, valurent à Abd el-Krim d’être emprisonné à Chefchaouen en août 1917.

    Un chef militaire et religieux respecté

    Après sa libération en 1919, Abd el-Krim décida de retourner dans sa ville natale d’Ajdr pour y établir avec son père et son frère M'Hammad le premier embryon de ce qu’il appella alors le premier état indépendant du Rif. Quand son père meurt en 1920, Abd el-Krim prend la tête de ce mouvement, et tenta d’unir les différentes tribus du Rif, parfois en s’opposant lui-même à d’autres leaders religieux, qui ne voyaient pas en lui l’homme capable de libérer le Maroc du colonialisme, ou qui craignaient sûrement que ce début de résistance soit rapidement réprimé dans la violence par l’Espagne et la France.

    Abd el-Krim, une fois les différentes tribus du Rif ralliées à sa cause, décida également de rechercher à l’étranger des voix susceptibles de l’aider dans sa cause, qui pour lui dépassait largement le cadre du Maroc, en terme de justesse et d’idéal, puisqu’il s’agissait ni plus ni moins que d’une résistance à l’injustice et à l’oppression inhérente à toute forme de colonialisme. Il se prépara également militairement et s’établi dans les régions montagneuses et côtières du Rif marocain.

    C’est cette prise en compte du terrain, qui n’est pas sans rappeler la première victoire musulmane de Badr ou la bataille du fossé, qui permis à Abd el-Krim de défaire en 1921 à Anoual une armée espagnole composée de plus de 20 000 hommes, alors que ses troupes mal armées n’étaient composées que d’à peine 6 000 hommes, mais avaient en eux la foi et la détermination nécessaire. C’est cette bataille qui vaudra par la suite à Abd el-Krim une renommé international, puisque ce fut la première défaite d’une armée occidentale moderne face à une guérilla. Plusieurs grandes figures du XXème siècle tels que Mao ou Che Guevara, avouèrent par la suite avoir étaient largement inspirées du parcours de Abd el-Krim.

    Fort de sa victoire à Anoual, Abd el-Krim s’enquit d’organiser politiquement et de façon permanente les territoires conquis. Son armée devint rapidement très bien équipée et entraînée.

    Un caractère pieux et noble

    Rien dans l’apparence physique d’Abd el-Krim ne laissait transparaître de son statut ou de son titre d’émir de ce nouvel « état » indépendant marocain. Il était toujours habillé de manière très sobre, et vivait de manière plutôt austère, bien que marié et père de quatre enfants. De même, malgré sa forte stature de chef militaire, il restait humble et ses idéaux dépassaient largement toutes ambitions personnelles. Abd el-Krim était également d’une nature plutôt réservé, et ce malgré son appellation « d’héros légendaire », et de ce fait peu de gens purent se targuer de l’avoir rencontré en chair et en os.

    Malgré ses nombreuses victoires sur les armées françaises et espagnoles, Abd el-Krim finit par être défait en 1926 par une coalition franco-espagnole de plus de 300 000 soldats, formée en 1925 et dirigée par le maréchal Pétain en personne. Le 26 Mai 1926, Abd el-Krim dut se rendre et la république du Rif fut démantelée. Cette victoire est principalement due à l’utilisation par les forces coloniales du gaz moutarde, gaz qui était également utilisé sur les populations civiles et même encore après la reddition d’Abd el-Krim, qui souhaitait pourtant par cet acte épargné la vie de citoyens innocents. Il est établit que plus de 150 000 civils périrent du fait de l’utilisation de ce gaz moutarde de 1925 à 1926, faisant ainsi de ce génocide, le premier perpétré à l’encontre d’une population civile par l’utilisation massive de gaz mortel.

    Après sa reddition, Abd el-Krim fut déporté sur l’île de la Réunion sur laquelle il restera en exile pendant près de vingt années. En 1947, il fut autorisé à retourner en France, mais s’enfui durant le voyage pour rejoindre l’Egypte, où il devint à partir de 1952, le référent politique et spirituel de la résistance anti-coloniale. Abd el-Krim mourut le 6 Février 1963, sans jamais être retourné en terre Marocaine, pourtant indépendante depuis une dizaine d’années.

    Auteur: Souhayl.A & Lionel.J
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    Dernière mise à jour : 01/08/2014 - Nombre visiteurs : 4057190
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