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    Le Kharidjisme, la première scission dans la Oumma

    Origine du Kharidjisme

    Le kharidjisme est le troisième courant de l’Islam après le sunnisme et le chiisme. Sa formation est historiquement due à l’absence d’arbitrage entre le 4ème calife de l’islam Ali et le gouverneur de Damas de l’époque Muawiya à l’issu de la fameuse bataille de Siffin(1). Les futurs Kharidjites, dont l’opinion penchait alors en faveur du calife régnant, n’acceptèrent jamais que ce dernier se soumette à l’arbitrage humain proposé par Muawiya fils de Abî Sufyan, se référant au texte coranique qui stipule que « seul l’arbitrage de Dieu prévaut ». Le calife, en sa qualité d’élu, ne doit pas se laisser influencer ou se laisser contredire par un autre parti, en l’occurrence celui de Muawiya.

    Un musulman du nom de Shith bin Rab, considérant que ces deux hommes étaient tout deux dans l’erreur, décida de faire scission et ainsi de former un nouveau courant religieux qui très vite s’est déclaré indépendant vis-à-vis du pouvoir califal. Ceux qui le rejoignirent formèrent donc avec leur chef le courant du Kharidjisme (les dissidents ou les sortants en arabes).

    Voici le verset coranique sur lequel les Kharidijtes se basent pour prouver l’erreur dans laquelle étaient Ali et Muawiya :

    9. Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l'un d'eux se rebelle contre l'autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu'à ce qu'il se conforme à l'ordre d'Allah. Puis, s'il s'y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables.

    Sourate 49 : AL-HUJURAT (LES APPARTEMENTS)

    Les Kharidjites entrèrent peu après en révolte contre Ali, remettant en cause son statut même de calife. Ce dernier du mater la rébellion à Nehrwân, ce qui aboutit à faire grandement baisser sa popularité et une partie de son armée se désolidarisa de lui.

    La tradition rapporte que ce sont également les Kharidjites qui organisèrent l’assassinat d’Ali et de Muawiya (2).

    Dogme et pratique religieuse

    Le Kharidjisme prône un islam relativement rigoriste, dont la pratique doit être la plus proche possible des enseignements du prophète Muhammad (PBSL). Toute innovation est donc complètement proscrite, et les actes prennent une place très importante dans la pratique de l’Islam.

    Le califat ne doit être assuré que par des personnes élues parmi la Oumma pour leurs qualités de croyants, quelque soient leur origine et leur race. La prise du pouvoir par droit de succession est considérée comme culte de la personnalité et est donc condamnée, tout comme la montée des privilèges sous la dynastie Omeyyades.

    Les différentes écoles du Kharidjisme

    On dénombre quatre écoles relativement connues au sein du Kharidjisme :

    - Sufrisme : elle représente une version modérée du Kharidjisme, qui admet pour ses fidèles la dissimulation de la foi, et rejette le meurtre d’enfants de mécréants et ceux commis pour cause politique (c'est-à-dire envers les opposants au pouvoir en place). Cependant, il rejette entièrement la sourate XII du Coran (Sourate Yussuf ou Joseph) et considère qu’elle ne fait pas partie du texte sacré.

    - Azraqisme : courant extrémiste dont les membres considèrent les autres musulmans non alignés sur leur dogme comme « Mushrik » (Mécréants). Les pratiquants considèrent que la foi ne doit pas être dissimulée, et que le meurtre d’hommes, de femmes et d’enfants mécréants est autorisé. De même, la mise à mort d’un prisonnier par décapitation faisait partie du rite initiatique d’entrée dans ce courant religieux, pour tout nouvel arrivant, afin qu’il puise prouver sa loyauté envers cette branche du Kharidjisme.

    - Najidisme : courant opposé à l’Azraqisme, mais qui partage cependant quelques unes de ses idées rigoristes comme le devoir de prendre les armes si cela s’avère nécessaire pour la prise du pouvoir.

    - L’Ibadisme : peut être le courant le plus connu des quatre. Il s’agit d’une école fondée par Abdullah ibn-Ibad at-Tamimi. Elle prône l’indissociabilité entre les gestes et la parole chez le musulman. En effet, l’acceptation de la religion par la foi seule n’est pas suffisante, et les gestes doivent être en accord avec la pensée. Ainsi, pour ces personnes, le musulman qui n’accomplit par d’œuvres pieuses, est semblable à celui qui commet la fornication, boit de l’alcool ou à commis un meurtre ou un vol. Et même si personne ne peut se permettre de juger le musulman égaré, il est important de le ramener dans la voie de la droiture et de l’accomplissement des bonnes actions.

    Auteur: Souhayl.A & Lionel.J
    Cet article a été déjà consulté 10108 fois
     

     

    (1) Se référer à notre article sur le califat d’Ali >>
    (2) Si Ali fut mortellement blessé, Muawiya lui en réchappa de peu.

    Dernière mise à jour : 01/08/2014 - Nombre visiteurs : 4009573
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